Les croyances limitatives : le fossé qui vous sépare de l’épanouissement ?

Croyances LimitativesDéveloppement personnel, bonheur, bien-être… sont les thèmes de pléthore de réflexions dont le but est de faciliter l’évolution individuelle et l’affirmation de son rôle dans un environnement donné.

Seulement comme rien n’est acquis d’avance, la mise en pratique des conseils et autres outils ainsi mis en relief n’est pas toujours évidente.

Des boulets, troublant psychologie, confiance en soi et objectivité, traînent encore trop souvent à nos pieds.

Parmi les plus lourds, les croyances limitatives font office de véritables remparts entre l’individu et son épanouissement personnel.

Elles nous rendent méfiants vis-à-vis d’autrui, font évoluer négativement la perception que nous avons de nous-mêmes et peuvent finalement agir comme moteurs d’un affaiblissement de notre estime personnelle, couplé à une baisse de notre motivation à assumer nos responsabilités.

À l’image des pensées négatives, les croyances limitatives nous envahissent quand nous commençons à perdre de vue nos objectifs personnels et que notre quotidien s’apparente à un parcours du combattant.

Cette « force » qui nous empêche d’assumer qui nous sommes, de nous révéler et de profiter pleinement des interactions développées est l’ennemi identifié à combattre.

Vos armes ? Comme d’habitude… remise en question et recherche d’objectivité.

Pour déstabiliser un adversaire aussi âpre que les croyances limitatives, il va falloir se préparer à déconstruire des mythes parmi les plus ancrés dans notre système de pensée…

Êtes-vous prêt(e) à relever le défi ?

1. Les croyances limitatives : quand le manichéisme influence notre relationnel

Il existe une pensée, presque érigée au stade d’affirmation, qui remet en cause notre capacité à apprendre de l’échange en général et qui pousse à la méfiance dans les premières minutes d’une nouvelle rencontre.

Cette logique, c’est la tendance à se fonder sur une vision bipolaire du domaine relationnel. Les individus côtoyés seraient alors soit bons, soit mauvais.

La nocivité de telles croyances limitatives repose alors sur la formulation (trop) rapide d’un jugement de valeur, dépourvu de tout fondement.

Sans éléments matériels, nous décidons qu’untel correspond à notre système de valeurs alors qu’une autre personne n’aura jamais la chance ne serait-ce que d’être véritablement écoutée.

Outre les opportunités manquées de tisser un cercle social plus étendu (et sans doute plus détendu), les croyances limitatives influençant nos capacités relationnelles peuvent nous mener à de nombreuses désillusions.

Puisque ces dernières nous empêchent par définition de prendre en considération les réflexions personnelles, circonstances (atténuantes notamment) et autres volontés égoïstes (qui restent malgré tout à la base de l’affirmation personnelle), elles diminuent notre tolérance vis-à-vis d’autrui.

On attend alors un comportement « irréprochable » (terme défini par vos propres attentes) et le moindre écart peut être perçu comme une trahison ou en tout cas, un manque flagrant et volontaire de respect.

Pour passer au grill de la logique ces croyances limitatives qui ralentissent notre propension à favoriser notre sociabilité, une solution peut être envisagée : il s’agit en réalité d’une prise de recul face aux aléas du domaine relationnel.

On vous a déçu ? Ne vous arrêtez pas sur le sentiment d’aigreur et la piqûre de l’ego ainsi révélés.

Soyez réaliste : ne vous arrive-t-il pas vous-même d’être à l’origine de troubles similaires ? N’avez-vous jamais rien fait qui aurait pu nuire à autrui ? Était-ce votre volonté intrinsèque ? Cela fait-il de vous une personne maléfique ?

Je vous laisse mener la réflexion et tirer les conséquences de cette dernière. Une chose est sûre en revanche, ce simple mécanisme vous poussera à vous y reprendre à deux fois avant de tomber dans l’exagération.

Voilà qui évitera les préjugés basiques et vils, voulant que la différence, fût-elle idéologique, politique, religieuse, intellectuelle ou physique, soit un obstacle à l’entente cordiale.

Après tout, nous sommes toujours la « curiosité » d’une autre personne, non ?

2. Croyances limitatives : toujours plus, toujours mieux !

Que dire d’une logique nous poussant à vouloir toujours aller de l’avant, à mieux faire, à gagner plus et à continuer les efforts vers l’amélioration ?

Sans doute qu’elle serait positive, dynamique, si cela n’entraînait pas une dépendance outrancière à l’aspect matériel de toute chose.

Richesses éphémères et signes ostentatoires d’une position sociale confortable sont devenus des musts, des buts après lesquels nous semblons condamnés à courir.

Loin de moi l’idée de cracher dans la soupe. Il y a encore quelques années, je n’avais pas un sou en poche. Ce fut une période difficile, bien évidemment.

Et si aujourd’hui je suis content de pouvoir consacrer une part de mon budget aux plaisirs, loisirs et autres postes de dépenses pas forcément nécessaires pour survivre, cela ne m’empêche pas de regarder le passé avec humilité.

À une période où l’argent fait défaut, notre vision de ce dernier évolue. Un simple merci, un sourire, une discussion… deviennent des richesses qui éclairent notre quotidien et nous donnent le courage de continuer.

Pas la peine de sortir les violons, l’épanchement sentimentaliste s’arrête ici. Mais il est à noter dans une réflexion qui se voudra objective que la soif du toujours plus, quand elle est focalisée sur le matériel, finit par être nocive.

On dédaigne les gens qui ne comprennent pas cet état d’esprit, on se fixe des priorités illusoires, on peut aller jusqu’à s’endetter, sans vraiment prendre le temps de vivre sa vie d’une autre manière qu’à travers l’achat compulsif.

La compétition, le défi, le challenge, voilà des valeurs qui rendent une existence palpitante, intéressante.

Encore faut-il comprendre que les récompenses ne sont pas toutes financières et que le bonheur n’est pas quelque chose qui s’achète, mais bien une perception personnelle, presque spirituelle, de son évolution constante.

Déconstruire les croyances limitatives, c’est avant tout reconnaître leur impact sur notre perception du quotidien.

3. Croyances limitatives : je suis victime de mon environnement

Penser que le pire nous est toujours réservé, que personne ne nous comprend et que les obstacles rencontrés sont nécessairement plus intenses que ceux des autres est une tendance quasi naturelle.

Étant doués de conscience, nous ressentons concrètement les effets d’une décision ou d’un aléa sur notre psychologie.

Rupture amoureuse, licenciement, dispute… autant d’éléments qui provoquent chez nous une tendance à l’isolement et à l’égoïsme.

On perd alors quelque peu le sens des réalités en ce que les autres individus ne sont considérés que comme des « coquilles » presque vides, qui ne peuvent en aucun cas évaluer la portée des efforts réalisés, de la douleur ressentie ou des ennuis rencontrés.

Par réflexe, nous refusons alors de changer notre perspective, d’appréhender notre évolution et ses conséquences sur notre relationnel.

Nous bloquons au stade de la peur du jugement et de l’incompréhension. Nous considérant comme cibles permanentes, nous évoluons dans le déni d’une réalité pourtant vérifiée : les personnes qui nous entourent sont la plupart du temps, indifférentes à notre sort.

Chacun a ses propres démons, ses propres problèmes.

Prenez simplement conscience de la diversité et du nombre des pensées que vous pouvez avoir pendant une journée : combien sont destinées à effectivement juger les autres membres de votre environnement ?

Combien sont focalisées sur la satisfaction de vos besoins ou la résolution de soucis ? Et finalement, comment imaginer être LE centre d’intérêt de la galerie, partout où l’on passe ?

Si le contexte politique, géographique et économique d’un pays agit grandement sur le sort de ses ressortissants, il est rare d’évoluer dans une situation où on ne pourrait trouver de pires conditions.

Alors oui, c’est à vous, personnellement, de vous battre pour franchir ces obstacles qui surgissent le long de votre chemin… mais n’est-ce pas ça, vivre ?

Une telle réflexion ne peut être exhaustive, tant les croyances limitatives sont nombreuses. C’est d’ailleurs pourquoi je vous invite à partager celles que vous pourriez identifier (et les moyens d’y remédier, si vous les connaissez) dans les commentaires ou sur le forum…

Voilà qui devrait vous permettre d’engager une bonne partie de l’audience de Réussite Personnelle et de contribuer à mieux cerner le sujet ! Mort aux croyances limitatives, longue vie à l’objectivité !

À bientôt !


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