Arrêtons dès aujourd’hui de demander la permission d’exister !

Arrêter de demander la permissionL’être humain est par définition une créature formatée, puisant dans les ressources d’un environnement façonné par ses pairs pour grandir, parvenir à maturité et s’épanouir dans sa vie aux côtés de ses semblables.

À ce titre, les facteurs influençant la construction morale, idéologique et psychologique de l’individu sont aussi divers que variés : nature de la famille, localisation géographique, contexte géopolitique, enseignement, corps de métier choisi, situation financière, progrès technique…

Ces critères sont en perpétuel mouvement, affectant ainsi les valeurs adoptées par une communauté et la définition même de ce qu’une personne « se doit d’être ».

Les codes et les règles changent au contact de L’Histoire et des évolutions sociétales majeures.

Il semblerait donc que dès son plus jeune âge, l’individu doive faire face à un besoin d’assimilation.

Il doit trouver sa place, intégrer les nécessités liées à son milieu et respecter les contraintes et les obligations qui pèsent sur ses épaules.

Ce constat nous amène aujourd’hui à réfléchir sur l’impulsion, le cœur même de la motivation individuelle au moment de faire les choix les plus importants de notre existence.

En effet, l’approbation collective s’érige au rang de sésame, de moteur du bonheur, alors même que cette dernière empiète sur notre affirmation personnelle et notre capacité à véritablement être soi.

La question du jour est alors simple, mais entraîne une véritable remise en question de notre mode de pensée : comment vivre selon ses propres désirs ? Est-ce seulement possible ?

J’aurais tendance à dire oui, mais pour cela, il faut arrêter de demander la permission d’être soi, d’avoir ses propres rêves, de poursuivre ses aspirations !

1. Arrêter de demander la permission d’exister : quel est votre plus grand désir ?

Si le phénomène de la reproduction sociale est encore vérifiable dans les faits, la vérité sociologique mise en relief par Pierre Bourdieu peut être relativisée à condition d’émettre le souhait véritable de suivre son instinct, ses passions, plutôt que le désir d’entrer dans un moule prédéterminé.

Parents, systèmes éducatifs, grandes entreprises… sont des « modèles », des institutions poussant à limiter les choix de l’individu.

Ainsi, au moment d’opter pour une filière, de choisir une formation ou de lancer un projet personnel, nous avons tendance à nous référer à ces modèles, afin d’obtenir leur bénédiction, d’être certains de « tirer dans le bon sens ».

Leur légitimité est certes construite sur l’expérience et la connaissance d’un milieu dans lequel ils évoluent, mais elle n’en reste pas moins éloignée des aspirations personnelles de chacun.

Combien d’entre nous suivent des études par dépit, choisissent un emploi selon des critères d’appréciation définis et en oublient leurs propres aspirations pour ne pas faire de vagues ?

Combien d’entre nous semblent demander la permission de se développer plutôt que de se fixer des objectifs personnalisés ?

Chaque individu est conscient de sa situation, de ses besoins, de ses désirs… et pourtant, nous peinons encore à y répondre sans se soucier des regards et des attentes extérieures.

Un paradoxe qu’il nous faut prendre en considération afin de rationaliser les choix les plus porteurs de notre existence.

Demander la permission c’est bien, mais l’aval collectif ne représente que peu de choses dans la vie d’une personne qui devra au final surmonter ses propres obstacles et relever ses propres défis.

D’une manière générale, il est intéressant d’évaluer nos comportements, qu’ils s’appliquent à nos modes de consommation ou à nos idéologies : suivons-nous toujours NOTRE volonté ou cherchons-nous à faire la démonstration d’une capacité d’adaptation ?

Suivons-nous nos rêves ou ceux d’une société, d’une communauté ou d’un groupe qui nous est proche ?

Se poser la question, c’est déjà commencer à réfuter cette idée de nécessité de demander la permission de suivre notre voie.

2. Arrêter de demander la permission d’exister : quid des intentions de nos proches ?

Bien sûr, l’influence de notre milieu n’a pas pour but la destruction de toute volonté personnelle ou une remise en cause de la diversité par une uniformisation à grande échelle.

En réalité, les notions de sécurité et de serviabilité sont au cœur des attentes pesant sur l’individu.

Notre famille veut que nous réussissions (même si le terme même de réussite est discutable, tant l’idée de matérialisme étouffe toute autre valeur liée au succès), les institutions veulent diminuer le taux de chômage et les systèmes éducatifs visent à former des individualités aptes à être opérationnelles rapidement lors de leur sortie de l’école.

Ce n’est donc pas dans un esprit « destructeur » que nous sommes influencés, mais bien dans l’optique de répondre à des besoins existants (à titre d’exemple, une pénurie de médecins poussera les universités à favoriser ce cursus, par tous les moyens possibles).

Ceci étant dit, ce n’est pas une raison pour faire du désir personnel une valeur à ignorer.

Nous ne devrions pas avoir à demander la permission de faire ce que nous voulons, de vouloir découvrir la portée de notre potentiel dans des domaines qui nous attirent.

C’est d’ailleurs de manière inconsciente que nous acceptons de nous plier aux exigences d’un environnement sur lequel nous ne pouvons pas avoir d’emprise directe au moment où nous décidons de notre orientation de vie.

Ce n’est que plus tard, au fil des expériences, que l’on comprend de manière naturelle que nous avons été « poussés » à prendre certaines décisions, allant parfois à l’encontre de notre définition personnelle.

La verbalisation n’est pas nécessaire pour demander la permission de prendre des initiatives… cela s’effectue simplement, par peur de décevoir, de sortir du rang et d’être pointé du doigt.

3. Mais alors comment arrêter de demander la permission d’être soi ?

Étant par nature habitués à demander la permission avant de faire quoi que cela soit depuis notre plus tendre enfance (il est évident que l’enfant prend exemple sur ses référents pour se construire et se doit de respecter l’autorité), il est difficile de relativiser ce que nous percevons comme une nécessité à l’âge adulte.

Pour ce faire, une il « suffit » pourtant d’écouter sa petite voix intérieure, en se fermant aux jugements extérieurs. Mais comme vous l’imaginez, voilà qui est plus simple à dire qu’à faire !

Quoi qu’il en soit, ce mécanisme visant à arrêter de demander la permission d’exister peut être favorisé par une réflexion personnelle vis-à-vis des implications ainsi soulevées.

Arrêter de demander la permission de vivre en acceptant la notion de risque

L’indépendance psychologique passe par une acceptation de la responsabilité personnelle.

Et qui dit faire face à ses choix, dit mettre de côté les peurs et autres appréhensions qui peuvent entourer la prise de décisions, l’impulsion décisive visant à enfin nous permettre de vivre comme bon nous semble.

Le risque est toujours présent, qu’on demande la permission d’effectuer quelque chose ou non.

Il est aussi facilement assimilable à une expérience. En cela, même l’apparition de l’échec reste un facteur positif, servant à l’apprentissage.

S’ériger contre la volonté collective ne représente donc pas un risque outre mesure.

C’est simplement une croyance, ancrée en nous et dont nous pouvons nous désolidariser en osant sortir de notre zone de confort et assumer nos choix, même si ces derniers ne sont pas communs ou acceptés.

Arrêter de demander la permission d’être soi en faisant ses propres expériences

Une fois la nécessité d’écouter votre conscience, votre instinct, assimilée, vient le temps de faire preuve de tolérance envers soi-même.

Si chacune de vos décisions ne sera pas aussi porteuse que vous pourriez l’espérer, c’est malgré tout à force de sortir des sentiers battus que vous prendrez votre envol.

L’expérience est source de richesse, d’apprentissage. Se cantonner à suivre l’avis général nuit à la créativité, à la personnalisation de notre existence.

Si être soi signifie faire des erreurs, et bien soit !

C’est de cette manière que l’on se renforce et que l’on peut optimiser chacune de nos décisions futures.

Accordez-vous le droit de faire votre vie selon vos envies, vous le méritez !

Qu’en pensez-vous ? Comment menez-vous votre existence ? Êtes-vous du genre à demander la permission de vivre ? Vos commentaires sont les bienvenus !


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Commentaires

2 réponses à “Arrêtons dès aujourd’hui de demander la permission d’exister !”

  1. Avatar de jevi schilo
    jevi schilo

    <> disait Jeans -Jacques Rouseau.

    Effectivement cette société veut nous transformer au mieux nous corrompre en nous dictant quoi faire et quand le faire pourtant il n’en devrait nécessairement pas en être le cas.

    Le vrai bonheur ne vient que de l’accomplissement de soi, le fait d’exercer une activité dans laquelle l’on est épanoui car menant sa propre vie et non celle de quelqu’un d’autre.

    1. Avatar de Jean-Baptiste
      Jean-Baptiste

      Bonjour Jevi Schilo.

      Une belle citation sur laquelle méditer !

      Merci pour ce retour et à bientôt.

      Amicalement,

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