La gratification doit-elle être au coeur de votre définition d’objectifs ?

GratificationChers lecteurs bonjour !

Vous le savez, Réussite Personnelle se fixe comme objectif principal la mise en lumière des mécanismes et des outils vous permettant de vous affirmer, de reprendre le contrôle de votre existence et de révéler votre potentiel.

À ce titre, la gratification semble être un élément clé d’une redéfinition d’une psychologie saine et ouverte sur la réalisation personnelle.

La gratification, la récompense, est souvent le but recherché lorsque nous nous lançons dans une entreprise.

Nous avons besoin de cette dernière pour justifier nos efforts et avoir le courage de faire des changements dans notre vie.

1. La recherche de la gratification est légitime, mais ne doit pas être votre unique moteur

Ne se focaliser que sur les résultats, le bénéfice, nuit à votre état d’esprit, vous rend impatient et affecte votre motivation.

Afin d’éviter que ce phénomène ne finisse par polluer votre quotidien, pourquoi ne pas élargir votre manière de voir les choses ?

Savourez le cheminement :

Plus que l’atteinte d’objectifs, c’est dans la réalisation, dans l’adversité, que vous devriez puiser de la satisfaction.

Pourquoi ? Car vous faites appel à tout votre potentiel, vous mobilisez votre énergie afin de voir le succès prendre forme.

La réussite en elle-même n’est qu’une partie minime, qui récompense votre application et votre volonté à donner le meilleur de vous-même.

Si nous n’avions pas besoin de lutter pour atteindre le succès, ce dernier n’aurait pas la même saveur et serait à relativiser.

Peut-on être fier de quelque chose qu’on a obtenu sans s’en donner les moyens, sans tester notre valeur et sans stimuler notre combativité ? Je ne le crois pas.

Prenez conscience que des aléas incontrôlables peuvent jouer contre vous :

Nous ne pouvons pas toujours contrôler le résultat de nos actions.

De nombreux éléments peuvent entrer en ligne de compte, remettant en cause l’apparition de la réussite…

La façon dont vos interlocuteurs réagissent, ou tout simplement la malchance, peuvent être des obstacles définitifs à la réussite (imaginez passer un entretien d’embauche, qu’on vous promette le poste, mais que la personne en charge de votre candidature tombe malade, ou soit licenciée…).

L’échec ne vous est pas systématiquement imputable. La réussite ne devrait donc pas être la condition à l’apparition du bonheur ou de la satisfaction.

C’est le fait de faire, de réaliser quelque chose, quel qu’en soit le résultat, qui doit compter avant tout.

Le succès reste une condition aléatoire, un bonus que nous devons savourer, mais qui ne peut être considéré comme notre seule source de satisfaction en ce qu’il n’est jamais assuré et certain.

Il ne reflète donc pas nécessairement notre potentiel.

2. Vos valeurs personnelles influencent votre conception de la gratification

Nous ne nous satisfaisons que d’éléments que nous concevons comme gratifiants.

Or, la conception même de la gratification diffère selon notre culture, nos systèmes de pensée et notre psychologie personnelle.

Cependant, nous nous accorderons sur le fait que la plupart de nos actions, de nos entreprises personnelles, reposent sur une volonté de démontrer nos capacités à notre environnement et d’affirmer notre aptitude à prendre nos responsabilités.

Le tout, en respectant une certaine ligne de conduite

Nous faisons ce qui nous semble profitable, mais juste :

Je ne pense pas que l’Homme soit foncièrement mauvais. Sa recherche de gratification n’est donc pas basée sur le malheur d’autrui.

Cela nous amène donc à prendre nos décisions, à définir notre champ d’action, d’abord en définissant la légalité et la légitimité de ce dernier, avant d’en étudier les éventuels bénéfices.

Bien évidemment, cette notion de ce qui est « juste » évolue selon les individus, mais elle reste primordiale dans la mise en place des mécanismes d’où découle la gratification.

En effet, il est bien plus jouissif de voir le succès apparaître quand ce dernier est reconnu à l’échelle de notre environnement, limitant ainsi la marginalisation de notre réussite.

La gratification dans les yeux d’autrui :

Ce sont les retours, les commentaires et la reconnaissance que nous tirons de nos actions qui définissent la gratification.

Beaucoup de nos décisions, de nos réflexes dépendent en effet du regard des autres.

Si cela ne doit pas nous empêcher de nous affirmer en tant qu’individus à part entière, cela peut en revanche nous servir de source de motivation.

Objectivement, j’écris des articles dans le but d’être apprécié, d’en retirer la satisfaction de savoir que quelque part, quelqu’un va me lire et approuver mon discours, le considérer comme sensé.

Dans la vie de tous les jours, l’espoir d’être reconnu et d’en tirer une certaine gratification, sans que cela ne tourne à l’obsession, est donc une source de motivation, nous poussant à nous dépasser, à vouloir révéler notre potentiel.

Cette volonté de bien faire peut permettre d’occulter la nécessité de résultat, la volonté d’atteindre coûte que coûte ses objectifs, en ce que se donner les moyens de concrétiser ses efforts peut déjà être considéré à l’échelle de notre environnement.

Si la recherche de la gratification peut être source de frustration (notamment si nous n’en récoltons pas, ou pas assez), elle peut aussi permettre de ne pas se focaliser sur les efforts en eux-mêmes ou sur l’obligation de résultats concrets que nous nous fixons.

Ainsi, nous pouvons éviter les déceptions liées à la non-apparition du succès de par la légitimité acquise lors de la mise en place de nos projets.

Et vous, comment percevez-vous la notion de gratification ? Est-ce cette dernière qui gouverne votre prise de risques, de décisions ?

N’hésitez pas à me faire part de vos retours à travers les commentaires !

À bientôt !


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Commentaires

4 réponses à “La gratification doit-elle être au coeur de votre définition d’objectifs ?”

  1. Avatar de eddy
    eddy

    On ne peut pas avancer si on attend que de la gratification en permanence, cependant, j’avoue lorsque j’avais mon commerce, j’aimais entendre de mes clients leurs reconnaissances pour les conseils, la satisfaction que j’apportais.

    C’est une forme de remerciement qui valorise le professionnel que je suis !

    Idem, aujourd’hui pour ma nouvelle entreprise de coaching sportif et social dans le Morbihan, c’est un bonheur de recevoir des encouragements à continuer, cela aide à avancer et persévérer !

    Entre les 2 activités, il y a un écart de plus de 20 ans, est-ce la crise économique qui en est la cause, je perçois plus des gens, beaucoup jalousie, de jugements et de ressentiments négatifs ?

    Merci à toi Jean-Baptiste de faire vivre ce blog, à bientôt !

    1. Avatar de Jean-Baptiste
      Jean-Baptiste

      Bonjour Eddy !

      Oui, la reconnaissance et la gratitude sont des facteurs de satisfaction. Mais s’ils sont la motivation de l’action, sans prendre de plaisir dans la réalisation intrinsèque, cette dernière est biaisée.

      Merci pour ce retour et ces encouragements qui font plaisir !

      À bientôt !

  2. Avatar de Chantal
    Chantal

    Bonjour,

    Je rejoins le commentaire de Eddy et comme tu le mentionnes, J&B, la gratification doit venir de nous-même en premier lieu. Quand je fais quelque chose, au travail ou dans le quotidien, je le fais pour rencontrer mes propres critères de satisfaction et mes critères sont OBJECTIFS et RAISONNABLES. Je fais toujours les choses dans ce qu’on appelle ici « Les règles de l’art ». Je fais d’autant plus de « zèle » lorsque je dois accomplir une tâche qui m’horripile ! Il est tellement tentant de vouloir bâcler le travail dans ces cas-là, il ne faut pas succomber à la tentation ! Enfin, pas souvent ou seulement s’il s’agit d’un truc pour nous-même et qu’il n’y a pas de dommage collatéral pour autrui !

    Conséquemment, si ma tâche rencontre mes critères une fois terminée, JE ME gratifie, de manière relative. C’est d’ailleurs un des premiers éléments que je mentionne lorsque je passe une entrevue d’embauche : Je n’ai pas besoin que mon supérieur me donne une petite tape sur l’épaule quand je fais mon travail et qu’il est satisfait CEPENDANT, je VEUX savoir pourquoi la tâche accomplie n’est pas satisfaisante quand il y a insatisfaction ! C’est le seul moyen d’ajuster le tir. Les patrons ont « leurs petites maladies » et nous devons nous ajuster aux différents tempéraments et exigences de ces derniers donc, s’ils ne communiquent pas le pourquoi de leur insatisfaction, on n’avance pas…

    Par contre, quand je fais quelque chose de vraiment « extraordinaire », il est vrai que la reconnaissance d’autrui est gratifiante et de se le faire dire amène une autre dimension, à savoir qu’autrui est capable, OBJECTIVEMENT, de reconnaître l’effort fourni, ce qui est une qualité à mon avis, une grande qualité.

    Oui, nous apprécions ton discours et il est TRÈS sensé, c’est même renversant de constater la justesse de tes propos à chaque article.

    Cordialement, UNE québécoise

  3. Avatar de Jean-Baptiste
    Jean-Baptiste

    Bonjour Chantal et merci pour cette participation.

    Un commentaire… gratifiant 😉

    À bientôt !

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