Payer ses dettes : et si cela permettait de se sentir libre ?

payer ses dettesAmis lecteurs, bien le bonjour !

C’est un article quelque peu original sur lequel je me penche aujourd’hui.

C’est en effet une « histoire » personnelle qui m’amène à aborder un sujet relativement inattendu sur un blog spécialisé dans le développement personnel.

Adolescent, j’ai fait face à de nombreux problèmes familiaux et financiers menant à une situation assez délicate.

Je n’avais en effet pas les moyens matériels de payer pour mes études, mon logement, mon alimentation et mon transport (j’habitais de surcroît sur Paris…).

Aujourd’hui, je suis de retour en France après un exil de 3 ans en Suède.

À la clé, une jolie surprise : l’État me tombe dessus et saisit directement les sommes dues depuis de nombreuses années sur mon compte.

Bien évidemment, cela me met dans l’embarras. Mais à y réfléchir, j’en tire une certaine fierté, un apaisement : je rentre dans le rang et essuie mes dettes.

Ce processus qui veut qu’on se dédouane légalement ou moralement de nos obligations au moment où l’on doit payer ses dettes  n’est évidemment pas uniquement valable vis-à-vis des institutions publiques.

Il peut en effet découler de la générosité d’autrui (prêts, avances…) ou d’une planification effective (emprunts, crédits à la consommation…)

Le thème du jour sera donc général, mais je voulais simplement vous en donner le point de départ.

Payer ses dettes représente nécessairement une contrainte, en ce que cela nous prive d’un revenu et nous force à faire des sacrifices, mais c’est aussi un facteur d’allègement psychologique, la matérialisation d’une prise de responsabilité et d’une volonté objective de réparer une erreur (même si la notion de culpabilité reste discutable).

1. Payer ses dettes : sortir de la torpeur et du doute

Avant de monter ma société de rédaction web, je suis passé par des étapes « formatrices » qui se sont révélées être de véritables obstacles.

Habitué à ne jamais avoir financièrement de quoi répondre à mes besoins, j’étais souvent obligé, dans ma jeunesse, de solliciter la magnanimité de mes amis ou de resquiller dans le métro, le train et le bus.

De cette période, je retire une certaine humilité à l’heure où les événements m’ont amenés à stabiliser un revenu et à enfin pouvoir subvenir à mes besoins.

Ce que je garde de ces moments de galère, c’est un constat assez amer : lorsqu’on s’attache à demander à autrui de se responsabiliser pour nous, nous passons à côté de notre objectif personnel de prise de conscience, tout en développant un sentiment néfaste d’infériorité et de doute.

Nous sommes alors comme « engagés » sur nos propres valeurs et faisons jouer la confiance que notre environnement peut placer en nous.

Le problème étant bien entendu que cette dernière s’estompe avec le temps, si l’on ne peut assumer la promesse (même informelle) faite au moment de contracter une dette.

Dans un tel climat, et même si l’on a l’impression de pouvoir passer entre les mailles du filet (à savoir ne pas s’acquitter de nos obligations en refusant de payer ses dettes), les notions d’affirmation personnelle et de confiance en soi sont remises en cause.

Au fond de nous, nous savons en effet qu’il faudra un jour assumer nos décisions passées, faire face à nos obligations, pour ne pas perdre en crédibilité ou en légitimité.

Et puis bénéficier de la générosité des autres et ne pas s’autoriser à réguler la situation, c’est créer un climat néfaste, qui finira inéluctablement par peser sur notre relationnel.

Collectionner les dettes, c’est s’octroyer un passe-droit immédiat, sans connaître les conséquences d’un tel privilège.

Plus vite nous nous sortons de ce qui peut devenir une spirale infernale, plus vite nous pourrons commencer à retravailler en vue de favoriser notre épanouissement personnel quotidien…

Une vérité qui sonne le glas de l’espoir et doit nous pousser à agir, avant qu’il ne soit trop tard.

2. Payer ses dettes : un soulagement psychologique

Si payer ses dettes ne fait jamais plaisir, c’est un moyen de se libérer d’un poids, de remettre sa vie à plat (en fonction des sommes à mobiliser) et d’axer sa vision de la sérénité sur l’avenir plutôt que d’espérer passer entre les gouttes d’un passé troublé.

D’un point de vue interactionnel, le fait de tenir un engagement, même longtemps après l’avoir contracté, renforce notre stature et notre positionnement d’interlocuteurs respectables et par conséquent légitimes.

À titre personnel, vous imaginez bien que j’ai contacté les organismes qui me « courent après ».

Pas nécessairement pour faire diminuer les montants à saisir sur mes économies, mais bien pour leur annoncer mon abdication, ma volonté de coopérer et de m’inscrire dans une logique de démonstration de ma bonne foi.

Voilà quelques semaines que les opérations ont été lancées.

Et si je dois revoir à la baisse le budget loisir (le premier que l’on sacrifie pour payer ses dettes), je dois avouer éprouver un certain apaisement : La chance va m’être donnée de réparer mes erreurs d’adolescent.

Le plus paradoxal dans tout cela ? C’est que jamais je n’aurais imaginé pouvoir ressentir d’émotions positives à travers une telle coercition.

De tels événements poussent aussi nécessairement à la réflexion : le rapport à l’argent évolue, tout comme celui de notre place dans la société et de la définition intrinsèque de ce que réussir dans la vie signifie.

Je n’aurais jamais pensé à 18 ans pouvoir considérer comme « chanceux » le fait de payer ses dettes… comme quoi notre système de pensée évolue de manière constante et parfois radicale !

Si cet article s’apparente plus à un « billet d’humeur » qu’à une véritable démonstration, c’est avant tout pour lancer le débat, vous inciter à réfléchir dans le cas où votre situation serait similaire à la mienne.

N’hésitez donc pas à partager vos parcours, vos difficultés et les moyens employés pour vous exonérer de vos obligations, que cela soit sur le forum ou à travers les commentaires.

Voilà qui pourrait permettre au lectorat de mieux cerner les moyens à sa disposition pour payer ses dettes!

Quant à moi, je vais vous laisser, j’ai rendez-vous à la banque…

À très bientôt !


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