Comment se débarrasser une fois pour toutes de nos mauvaises habitudes ?

Un homme qui se ronge les onglesLe fait de fumer, de trop boire pendant les moments de détente, de dépenser son argent aussitôt le chèque de paye arrivé, d’honorer son loyer en retard, d’oublier de faire les courses, de se ronger les ongles jusqu’au sang…

Nos mauvaises habitudes revêtent tout un tas de formes différentes et touchent des domaines aussi divers que variés de notre quotidien.

Une chose est sûre cependant : s’en débarrasser est une nécessité, une étape vers l’épanouissement individuel.

Ces réflexes que nous considérons comme abusifs sont le fruit d’une certaine tolérance personnelle et d’un manque d’objectivité : un fumeur dit toujours qu’il peut arrêter « quand il le veut » la cigarette, à titre d’exemple.

La nocivité de nos mauvaises habitudes réside certes dans leur impact sur notre santé ou notre budget, mais c’est au niveau psychologique, comme souvent, que nous en étudierons les conséquences et les leviers pour en favoriser la disparition.

Les mauvaises habitudes limitent notre liberté au quotidien (en nous privant de ressources, en entraînant de la procrastination…) et sont souvent à l’origine de conflits remettant en cause nos capacités relationnelles.

Alors si chacun a ses petits vices cachés, il est temps de les nommer, pour mieux les affronter et les réduire au stade de mauvais souvenirs !

La voilà donc, notre priorité du jour : trouver le moyen de se libérer des comportements nocifs et destructeurs que nous adoptons sans réelle justification.

1. Assumer sa responsabilité face à ses mauvaises habitudes

Quelles que soient ces actions que vous répétez sans cesse et que vous savez néfastes pour votre existence, le premier réflexe est bien entendu de ne pas les enterrer, les ignorer, les minimiser.

Nous avons tous de fâcheuses tendances… le tout est de parvenir à se l’avouer afin de pouvoir comprendre comment y remédier.

L’identification de vos errements est alors l’une des étapes les plus importantes.

Si elle peut être aisée, n’hésitez pas à inscrire noir sur blanc vos déviances, accompagnées des excuses souvent utilisées pour les rendre moins tranchantes : « on fume car on aime ça, on s’endette car il nous fallait absolument acheter ce nouveau meuble hors de prix… »

Cela permettra d’une part, de mettre en valeur le « ridicule » rideau derrière lequel nous tentons de dissimuler nos erreurs et d’autre part, de réinscrire notre vision dans celle d’une définition d’un lifestyle équilibré.

Chaque choix, orientation de vie, décision, est fait en fonction de votre environnement, mais reste personnel, individuel. À ce titre, n’espérez pas blâmer les événements ou votre entourage pour vos comportements irrationnels.

Non, vous n’avez pas commencé à fumer « à cause de vos problèmes personnels ».

Ce ne sont pas ces dernier qui ont rendu possible le fait d’acheter un paquet, un briquet, de mettre une cigarette dans votre bouche, de l’allumer, et de tirer plusieurs bouffées dessus… si ?

Je ne le crois pas…

Bref, la première chose à retenir ?

C’est certainement que si vous voulez dire adieu à vos mauvaises habitudes, vous allez devoir clairement vous intéresser à mettre en lumière leur impact sur votre capacité à remplir vos objectifs personnels et commencer, dès aujourd’hui, à assumer la responsabilité de vos actes.

2. Définir une ligne de conduite pour éradiquer nos mauvaises habitudes

Le principe est simple : si vous voulez arrêter de faire quelque chose qui semble pourtant inévitable (du fait que votre volonté soit quasi absente), vous devez toujours garder en tête la principale raison vous poussant à vouloir changer.

Je n’ai pas eu besoin de motivation outrancière quand j’ai arrêté de fumer.

Il suffit parfois d’être honnête avec soi-même.

Le fait de voir des gens atteints de maladies liées au tabac, de se réveiller avec les poumons pleins et une toux grasse, de toujours avoir la tête dans le gaz… ont été mes principaux moteurs.

Bien évidemment, cet état a duré plusieurs années.

Cette prise de conscience, bien qu’évidente, n’est pas toujours facile à développer, surtout dans le temps… tout dépend de votre effective volonté de corriger vos défauts.

Avant de vous lancer dans une tentative désespérée d’évolution, mon conseil est donc de trouver une raison, que dis-je, LA raison indiscutable qui vous permettra de vous accrocher à ce désir de « réforme » (la santé de vos proches, l’exemplarité vis-à-vis des enfants…).

3. Repérez les signes de la matérialisation de vos mauvaises habitudes

La plupart du temps, la matérialisation de nos mauvaises habitudes se déroule selon un schéma établi.

On se rend alors vite compte que c’est souvent dans les mêmes conditions que l’on se laisse aller à nos comportements « vils ».

On pourrait même identifier une sorte de cercle vicieux, rendant inefficace tout principe de résolution ou de résistance.

Ce dernier se baserait sur une envie (ressentie comme un besoin), comblée par une habitude, donnant accès à une récompense, même si celle-ci est éphémère.

C’est en réalité au moment où l’envie se fait sentir que vous devriez agir : tentez alors de bouleverser votre routine : sortez faire un tour, appelez un ami de longue date, commencez une activité physique

Vous devez sortir de votre esprit la nécessité de vous adonner à vos mauvaises habitudes, et ce, quand elle semble être à son paroxysme.

Un autre moyen serait celui de limiter l’accessibilité physique aux objets de vos désirs. Un fumeur pourra alors ranger son paquet de cigarettes dans un endroit contigu, difficile à atteindre, pour limiter les cigarettes dont il pourrait se passer.

L’important, c’est d’inscrire sa réflexion (en la couplant à des postures physiques) dans la logique voulant que les mauvaises habitudes soient limitées, relativisées.

Comme souvent, c’est ici une prise de conscience qui servira de détonateur, de moteur d’une évolution positive.

4. Le principe de récompense, une arme dans la lutte face aux mauvaises habitudes

Comme souvent, un changement est à l’origine d’un challenge psychologique. Ce dernier doit être appréhendé et accepté.

Sentiment de refouler son affirmation personnelle, piqûre de l’ego, remise en cause de la confiance en soi font alors leur apparition quand nous tentons de modifier la perception de notre réalité.

Ce qui semble être un cri de vos garde-fous n’est en réalité qu’une illusion.

C’est simplement l’exposition de l’évolution, la peur de ne pas être à la hauteur de votre engagement et de ne plus retrouver le « plaisir » conféré par vos mauvaises habitudes, qui vous influence négativement.

Dans ce contexte, il est alors important de vous attacher à mettre en valeur vos efforts. Si vous êtes parvenu à limiter vos réflexes « malsains », même si ce n’est qu’en partie, vous devriez être fier(e) de vous et vous accorder une récompense.

Bien évidemment, cette dernière ne devra pas consister à vous laisser aller à une de vos mauvaises habitudes… mais bien à vous procurer un moment concret de bonheur et d’évasion.

Pourquoi par exemple ne pas profiter de l’argent économisé depuis que vous avez arrêté de fumer pour partir en voyage ?

Quoi qu’il en soit, et comme vous le voyez, se débarrasser de mauvaises habitudes demande des efforts, une certaine détermination et une capacité à conserver le focus sur vos objectifs personnels.

Qu’en est-il pour vous ? Quelles sont vos mauvaises habitudes ? Que faites-vous pour les annihiler ? N’hésitez pas à venir partager vos expériences avec les lecteurs de Réussite Personnelle !


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