La phobie sociale : qui veut apprendre à s’en départir ?

anxiété socialeSi le sujet est généralement ignoré au profit d’autres dénominations sans doute moins « destructrices » dans leur sens premier comme la timidité, la peur du regard des autres ou le refus d’affirmation personnelle, la phobie sociale (aussi appelée anxiété sociale) semble dépasser les limites d’une simple appréhension du contact et de la socialisation.

Elle réside en un doute latent, persistant et réel quant à notre capacité à sortir de notre zone de confort et à effectivement se construire à travers les interactions développées.

La phobie sociale est un frein, un obstacle qui pousse l’individu à se refuser le droit de s’épanouir en ce que chaque action, parole ou même positionnement non verbal est basé sur la notion de remise en question personnelle.

Plus qu’un manque de conviction personnelle ou d’une certaine capacité à convaincre l’autre, cette disposition psychologique nous enferme dans une « prison de verre », une cellule invisible de laquelle il paraît impossible de s’échapper.

Comment en effet définir des objectifs clairs, s’attacher à modifier son style de vie et à prendre de bonnes habitudes si notre jugement personnel est tronqué depuis le départ ?

Comment évoluer si la personne la plus apte à stimuler notre motivation et notre confiance en nous (nous même), nous abandonne, nous livre en pâture aux critiques et aux jugements interprétés comme nécessairement acerbes, au moment où l’on a le plus besoin d’elle ?

Comment apprendre à s’ouvrir si nos défenses psychologiques s’érigent comme des murs face à notre environnement, prenant toute interaction pour une menace éventuelle ?

Car là est bien l’effet de la phobie sociale : elle nous enterre, nous empêche d’exister au même titre qu’autrui.

Alors c’est vrai, le thème du jour est peut-être sous-tendu par de nombreuses productions de Réussite Personnelle (que je vous invite à lire ou à relire), mais il n’est jamais mauvais de faire des rappels, des parallèles, surtout si l’objectif est de vous permettre de trouver le plus court chemin vers le bonheur !

1. Les manifestations de la phobie sociale

La phobie sociale est bien plus qu’un simple ressenti négatif qu’on pourrait aisément dissimuler ou relativiser au moment où elle frappe à la porte de notre réalité.

Dans les faits, elle découle de situations où l’individu se trouve placé au centre de son environnement et peut potentiellement appréhender le phénomène comme une incitation à la compétition, à la nécessité de démontrer son potentiel (ou sa « normalité »).

La phobie sociale est donc stimulée par des événements perçus comme « traumatisants » comme le fait de prendre la parole en public, de devoir convaincre un interlocuteur, de rencontrer de nouvelles personnes ou tout simplement de déambuler seul dans la rue.

Chaque interaction devient source de stress et représente une épreuve bien plus importante qu’il n’y paraît.

Avant de parvenir à établir un véritable dialogue, un individu sous l’emprise de la phobie sociale doit avant tout croire en lui-même, être certain de ne pas faire d’erreurs et de se comporter comme son milieu lui dicte de le faire.

Le problème, c’est qu’à chaque seconde, la peur de mal faire est présente, ce qui diminue le focus et pousse à la faute.

Maladresses, manques d’attention, blocages sont alors les prémices de symptômes qui peuvent finalement se matérialiser de manière physique :

Rougeurs (type eczéma ou plaques), tendance à bafouiller ou à hésiter, fait de rougir, de multiplier les gestes parasites, voire même d’avoir des vertiges et des nausées ne sont alors que quelques-uns des signaux envoyés par notre corps pour exprimer le mal-être lié à de telles épreuves.

Une chose est certaine donc, la phobie sociale est un phénomène réel, concret, pourtant issu de notre système de pensée.

Encore une preuve du pouvoir de la psychologie personnelle… même si l’illustration est ici négative.

2. Agir sur le focus personnel pour relativiser la phobie sociale

Ce qui provoque l’anxiété sociale, c’est le fait d’être sollicité, érigé en centre de l’attention, même pour une durée limitée.

À ce titre, la priorité absolue pour lutter contre ce fléau est de dédramatiser les situations rencontrées.

Bien évidemment, une réflexion quant à la légitimité de chacun et au besoin d’affirmation personnelle pourra être menée au préalable, mais rien ne prouve qu’elle sera suffisante pour ne pas craquer sous la pression.

Dans les faits, il reste difficile de faire la part des choses, de s’accorder du crédit et de se désolidariser des enjeux d’une situation impliquant une exposition au regard des autres.

L’individu a alors besoin de méthodes concrètes pour éviter de retomber dans la peur quasi systématique et le refus de prise de position.

L’objectif ? Éviter à tout prix l’effritement du lien social et une lente progression vers l’isolement le plus complet.

Ainsi, lorsque la phobie sociale semblera prendre le meilleur sur l’objectivité personnelle, l’individu devra recentrer toute son attention sur des détails, des points fixes du décor pour éviter de perdre sa contenance et de ne penser qu’aux « risques » de l’échange en cours.

Devantures de restaurants, paysages, tenues vestimentaires de vos interlocuteurs, couleur des bâtiments, tableaux, illustrations, publicités… votre environnement regorge de signalétiques visuelles que vous pourrez observer, sur lesquelles vous pourrez focaliser votre attention (sans non plus complètement réfuter l’échange en oubliant d’adapter votre communication votre non verbale aux besoins du discours), lorsque la négativité et le doute feront leur apparition.

C’est d’ailleurs une méthode utilisée par les orateurs publics.

Les personnes devant déclamer un discours face à une audience ont tendance à fixer un point immobile du lieu les entourant, pour éviter de laisser une trop grande place au stress (le fameux trac), émanant de l’analyse des différents comportements du public.

Les personnes atteintes de phobie sociale ont une tendance introversive qui les pousse à se concentrer uniquement sur leurs sentiments, leurs émotions, plutôt qu’à étudier l’enrichissement éventuel naissant de l’échange en lui-même.

3. Jouer la carte de la curiosité pour annihiler la phobie sociale

On dit toujours que pour vaincre un ennemi, il faut le connaître, l’étudier, analyser ses forces et ses faiblesses.

Si la phobie sociale représente une « peur de l’autre », il faut alors apprendre à la considérer comme telle et lui refuser son terrain privilégié : votre exposition personnelle au flot des questions et remises en cause.

Si votre premier réflexe, comme souvent lorsqu’on veut évoluer, sera de lister vos appréhensions pour en comprendre fondements et conséquences et ainsi vous familiariser avec cette disposition négative, vous pourrez aussi très simplement refuser l’idée même de mise en avant.

Ainsi, lors d’échanges avec d’autres membres de votre environnement, il sera conseillé de vous ériger en curieux, en demandeur, pour éviter de vous retrouver en position de sujet d’analyse.

Très simplement, vous poserez des questions ouvertes, nécessitant des explications précises.

Au fur et à mesure que des éclaircissements vous seront apportés, vous réaliserez que vos interlocuteurs ont à cœur de partager une démonstration pertinente et sensée.

Le feraient-ils si vous n’aviez aucun poids, aucune légitimité ? Ne serait-ce pas là une perte de temps et un mécanisme des plus inutiles, si on vous considérait comme un rebut de la société ? Évidemment non…

L’autre point positif de cette tendance à pendre pour sujets de discussions les personnes que vous rencontrez, c’est bien évidemment la propension de ces derniers à apprécier la manœuvre et à faire évoluer leur jugement sur vous.

Si vous ne vous intéressez qu’à eux, cela prouve votre altruisme, votre générosité et votre mérite, face à toutes ces personnes qui font de leur mise en valeur personnelle une priorité perpétuelle et outrancière.

Le paradoxe d’un tel mécanisme, c’est le renforcement de votre capacité à vous faire des amis, alors même que vous luttez contre la peur provoquée par le simple fait d’échanger des points de vue…

Vous le comprenez donc, essayer de savoir comment les autres personnes peuvent vous percevoir, ce qu’elles peuvent penser de vous, est tout simplement inutile.

Faut-il rappeler que chaque individu est influencé par son propre système de valeurs, son système de pensée, son éducation, son environnement et son état d’esprit à un moment T ?

Comment un jugement de valeur pourrait-il alors être cohérent, pertinent ?

Là voilà sans doute, la réflexion à toujours garder dans un coin de sa tête, non ?

Avec l’expérience et la mise en application d’un focus basé sur autre chose que votre propre appréhension, vous réaliserez rapidement que non, vous ne pouvez prétendre connaître l’impact de votre personnalité sur votre environnement, alors pourquoi essayer de la présumer, qui plus est de manière négative ?

L’anxiété sociale est dangereuse, elle affaiblit la psychologie personnelle et nous coupe du monde… Et là nous serons tous d’accord : nous ne pouvons pas la laisser faire !

Qu’en est-il pour vous ? Êtes-vous victime de phobie sociale ? Comment conseilleriez-vous de s’en départir ? Quelles sont vos astuces ? Tout point de vue est bon à partager !

À bientôt !


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