Avoir le courage d’être soi : comment parvenir à l’indépendance psychologique?

être soi memeAu vu du vaste champ d’étude qui m’est proposé ce jour, j’ai choisi d’attaquer ce thème sous l’angle de l’indépendance psychologique, de la capacité à se faire accepter par son environnement, bref l’aptitude à être soi.

En effet, qui dit construction d’une liberté personnelle, dit remise en cause du regard d’autrui, focus sur les priorités quotidiennes, développement de la motivation personnelle et nécessairement, recherche de l’épanouissement psychologique.

Mais à une époque ou solidarité et tolérance se raréfient, comment parvenir à se construire ? Comment se libérer des valeurs pesantes et des contraintes sociétales qui nous poussent à entrer dans un moule qui ne nous convient pas forcément ?

Avoir le courage d’être soi, n’est-ce pas justement s’ériger comme entité à part entière, quitte à défier les croyances populaires et à ne pas satisfaire aux attentes collectives ?

1. Avoir le courage d’être soi en fixant ses propres priorités

Selon votre situation personnelle (que vous ayez un emploi, que vous soyez étudiant ou à la recherche d’un travail), vos impératifs quotidiens évoluent.

Il n’en reste pas moins que certaines obligations reposent sur vous. Or, ces dernières sont parfois des freins à la capacité de mettre à jour ce que signifie être soi.

Les chômeurs ont des entretiens où on les pousse à accepter des emplois qui ne correspondent pas à leurs désirs personnels, les étudiants sont poussés vers des formations en fonction des besoins économiques de la société (à tel point qu’une réforme prévoyait la suppression des branches artistiques en France), et les travailleurs doivent suivre des directives lancinantes qui les empêchent d’évoluer à proprement parler.

Les obstacles à la définition de ce qu’être soi implique vraiment, sont nombreux et contraignants.

Ils sont aussi renforcés par la peur du risque et du changement. Personne ne sait comment notre environnement réagira si nous décidons d’exprimer un refus d’adaptation.

Dans ce cadre, il apparaît alors que le meilleur moyen d’être soi, repose sur une capacité à l’introspection et à la définition de ses propres besoins, désirs et objectifs.

Prenez du temps pour évaluer le fossé existant entre ce qu’on attend de vous, et ce que vous êtes réellement.

Être soi, c’est assumer les passions qui nous brûlent de l’intérieur, c’est prendre son courage à deux mains pour affirmer ses opinions.

Vous avez toujours rêvé d’être intermittent du spectacle alors que vous conduisez des poids lourds ?

Ce n’est rien d’autre que l’imaginaire collectif qui vous empêche de franchir le pas, de commencer une nouvelle formation et de vous lancer de nouveaux défis !

Être soi, c’est tout simplement avoir le courage de suivre son cœur.

2. Être soi en refusant le compromis

Combien de personnes ont un rêve qu’elles ne poursuivent plus ou pas ? N’est-ce pas là une négation de soi ?

Un refus d’affirmation personnelle et un certain manque de confiance en soi et en son potentiel ?

Certes, les opportunités inattendues offrent parfois de nouvelles options, de nouvelles perspectives.

Mais il est important que votre choix de vie concorde avec la notion d’équilibre psychologique.

Difficile d’imaginer s’épanouir à l’aide d’un emploi qu’on déteste ou en déménageant dans une ville que l’on n’apprécie pas.

Les compromis quant à votre vision du futur doivent être limités au maximum.

Être soi, c’est aussi refuser la facilité en respectant ses objectifs personnels gravés dans la roche.

Ceux-là mêmes qui guident notre existence, qui nous poussent à être acteurs et non spectateurs de notre destin.

3. Être soi en apprenant à dire non

Nous avons déjà abordé le sujet : savoir dire non est l’une des clés de l’affirmation personnelle.

Il est bien évident que dans le cadre de la définition de votre propre personnalité, de l’établissement de qui vous êtes et de ce que voulez vraiment, vous ne pouvez pas toujours être au service d’autrui.

Être soi, c’est aussi respecter sa liberté de choix et savoir parfois faire de son propre ressenti une priorité, une valeur qui guide nos décisions.

Ne se borner qu’à suivre, acquiescer et se taire, c’est se refuser d’exister pleinement et de favoriser la réalisation de nos projets de vie.

Il est bien évident que de suivre votre volonté plutôt que celle des autres est un facteur de motivation personnelle et limite ainsi les troubles psychologiques et l’apparition du stress.

Alors, c’est vrai, cela peut paraître égoïste, et ce réflexe qui consiste à savoir dire non devra être nuancé par une certaine flexibilité. Il devra cependant exister pour parvenir à être soi.

La flexibilité dont je parle se réfère bien évidemment à votre vie sociale ou familiale.

Dire non ne doit pas être un phénomène systématique, sans quoi vous vous enfermeriez dans la solitude.

4. Être soi en remettant en cause les jugements extérieurs

C’est sans doute la notion la plus importante. Sur cette planète, vous êtes la seule personne qui ait la légitimité à pouvoir vous juger.

Suivez vos envies, osez démontrer ce que vous êtes, sans vous soucier des regards extérieurs qui ne sont que des limitations psychologiques.

Être soi, c’est ne pas jouer de rôle par peur de décevoir ou de ne pas être à la hauteur. La seule solution que vous ayez, c’est alors d’assumer vos choix, d’en prendre la responsabilité, et ce, sans vous attarder sur les retours potentiels de votre environnement.

Cela peut paraître démagogique, mais les affirmations suivantes sont pourtant pleines de sens et de vérité :

  • Il n’y a pas de sous-métiers.
  • L’intelligence ne se mesure ni à la réussite scolaire, ni à la réussite professionnelle.
  • Vos rêves ne se réaliseront pas si vous ne vous donnez pas les moyens de les accomplir.
  • Ce n’est pas parce qu’on ne croit pas en vous, que vous avez tort ou que vous êtes incapable de mener vos projets à bien.

Être soi n’est pas une notion fondamentalement difficile à expliquer ni même à appréhender. C’est l‘adoption de ce mécanisme au quotidien qui pose problème.

Conflits, relations toxiques, manque de confiance en soi… les conséquences du refus de l’acceptation de vos désirs par votre environnement peuvent être psychologiquement lourdes à porter.

Mais n’oubliez jamais que rien ne doit vous empêcher d’être fidèle à vos valeurs et à la poursuite de vos rêves, si vous voulez que ces derniers se réalisent !

Que cela soit dit : être soi, c’est être libre !


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Commentaires

11 réponses à “Avoir le courage d’être soi : comment parvenir à l’indépendance psychologique?”

  1. Avatar de Eddy
    Eddy

    Bonjour,

    Être soi-même n’est pas facile tous les jours, le changement de vie et le combat humaniste que je mène depuis plus de 3 ans m’implique de nouvelles visions des choses, de la réalité de la vie et d’essayer être soi-même au maximum !

    Pour ma part, je ne suis plus la même personne depuis ce changement. La vie n’est pas simple surtout lorsqu’on est dans la précarité sociale et qu’on a la volonté de s’en sortir.

    Je m’intéresse à la réinsertion à l’emploi et encore plus depuis que mon référent chargé de mon orientation a décidé sans motivations de sa part, un homme méprisant qui utilise son pouvoir de négativité à saboter mon projet de réorientation ! Je ne suis malheureusement pas le (la) seul(e), mais agissez, défendez-vous lorsque cela vous arrive !

    Ce n’est pas facile et je le sais. Même si on sait que nous pouvons réaliser un projet et que malheureusement la société vous pousse à ne pas y croire en imposant une contre-vérité et amène à trop de remise en question : mon référent a-t-il raison ? Je me suis trompé de voie ? Et maintenant, je fais quoi ?

    Si ce fonctionnaire a tord, son agissement peut provoquer un drame humain !

    Sachez aussi utiliser votre confiance et votre savoir afin de peser le pour et le contre.

    Depuis ce changement de vie, j’ose refuser l’imposition, si une proposition de travail ne me convient éthiquement ou ne reflète pas mes valeurs, j’ose dire « non » ou je demande un temps de réflexion.

    Le sujet est tellement vaste, il y a temps à débattre et à partager…

    Eddy

    1. Avatar de Jean-Baptiste
      Jean-Baptiste

      Merci pour ce partage Eddy. Et bon courage pour la suite !

    2. Avatar de Pierre

      Bien dit Eddy. Je suis également passé par cette étape. C’est quelque chose de difficile, mais les résultats sont extraordinaires.

      1. Avatar de Jordane

        Excellent article ! Bien sûr que rien n’est simple dans la vie, cela se saurait, encore faut-il être capable de changement ou plutôt d’évolution.

        1. Avatar de Jean-Baptiste
          Jean-Baptiste

          Merci beaucoup Jordane ! Effectivement, le changement se prépare psychologiquement, notamment par une réflexion sur la portée de l’échec et la notion de risque.

          À bientôt !

  2. Avatar de Christine
    Christine

    Etre soi même c’est pour moi faire face au quotidien quoiqu’il m’arrive.

    Au boulot, avec mes enfants, mon mariage, mes voisins, ma vie sociale en générale. J’en ai marre de lire tout ces articles sur le « bien-être »; Produit purement Marketing = Cupidité malsaine.

    Faire croire aux gens qu’ils sont malheureux, pas bien d’en leurs peaux, que l’une ou l’autre émotion traduit je ne sais quel échec/réussite. Que tel test psychoidiot révèlera ceci ou cela.

    Tout ça c’est de la foutaise. La vie n’est pas un fleuve tranquille, certes. Et il n’y a ni remède miracle, ni Dieu, ni personne, ni prince charmant, ni formation qui te mène à une amélioration ou un accomplissement de soi quelconque, ou vie meilleure.

    Tout se passe en soi, ce sont des batailles qu’on mène en soi avec les autres pour continuer à perpétuer ce que l’être est avant tout, un animal qui doit assurer sa survie. Tout les coups sont permis dans tout les sens du terme.

    Et si tu te laisses faire tu te fais baiser. Une chose est sûr soit fort et fier de toi. Ce que tu es, as tu ne le doit qu’à toi. Le reste c’est du boullshiit. Live is a bicht you have to deal with her the way she is. Point.

    1. Avatar de Jean-Baptiste
      Jean-Baptiste

      Bonjour Christine (vous noterez que je reste poli, malgré la flagrante agressivité de votre commentaire).

      J’aimerais réagir face à vos propos :

      Ce que vous considérez comme une « cupidité malsaine », c’est en réalité un véritable travail, que j’effectue personnellement et assidument.

      Je passe des heures à rédiger des articles, faire des recherches, dans le but de mettre en valeur les outils psychologiques permettant au plus grand nombre de s’épanouir.

      Je ne tente en aucun cas de faire croire aux lecteurs qu’ils sont malheureux. Vous n’avez pas dû bien lire les articles (gratuits, publiés de manière fréquente et libres d’accès, soit dit en passant).

      Le fait est que la psychologie est un domaine qui me passionne, et je ne vois pas en quoi cela est néfaste de partager le fruit de mes réflexions.

      Votre intervention quant à elle, est emplie de jugements, d’idées reçues (et de fautes d’orthographe) dont je ne comprends pas vraiment l’utilité.

      Personne ne vous a obligé à venir sur ce blog, et encore moins à y déverser votre colère…

      D’autre part, il existe des gens qui recherchent des informations, une plateforme où partager, échanger (la preuve en est que cet article a été rédigé suite à la demande d’une lectrice, d’ailleurs).

      Pourquoi ouvrirais-je un forum, donnerais-je la possibilité aux lecteurs de me contacter directement et fournirais-je autant d’efforts si ce n’est dans le but d’aider ? Je ne me cache pas, je vends un ouvrage. Mais personne ne vous oblige à l’acheter.

      Votre constat n’est qu’un positionnement personnel, qui ne s’appuie sur aucun argument concret.

      Mais vous êtes malgré tout, la bienvenue sur Réussite Personnelle.

      À bientôt !

  3. Avatar de Chantal
    Chantal

    Bonjour J&B,

    Ton article est sublime et ta réponse à Christine juste et pertinente.

    J’interprète son commentaire comme toi mais il ne faut pas le prendre au 1er degré.

    Elle est certainement en pleine crise en ce moment et le côté positif serait que de s’être « vidée » comme ça va peut-être l’aider à cheminer dans son moi alors, par ricochet, tu viens d’aider une personne en détresse. Elle est en pleine rébellion donc, son discernement est altéré.

    Continus ton EXCELLENT travail J&B, j’adore ton hamster !

    Cordialement, UNE québécoise

    1. Avatar de Jean-Baptiste
      Jean-Baptiste

      Bonjour Chantal et merci pour ce retour plaisant !

      C’est effectivement ce que je me suis dit, mais au vu du travail que représente ce blog, je me devais de réagir.

      C’est d’ailleurs pour cela que j’ai validé le commentaire, j’imagine que cela peut aider la lectrice en question à se sentir écoutée.

      Mon hamster ?

      Bonne continuation à toi, et de mon côté, oui, je continue mes productions 🙂

      À bientôt !

      1. Avatar de Chantal
        Chantal

        …ton hamster = ton raisonnement, ta pensée bref, comment ça fonctionne dans ton cerveau… le hamster qui court dans sa roue est l’image du travail cérébral si je puis dire.

        Je me fais lapider dans mon commentaire en surbrillance sur ton article d’hier (5 mars) sur l’autre site ! ! !

        Cordialement, UNE québécoise

        1. Avatar de Jean-Baptiste
          Jean-Baptiste

          Ahhhh ! Pardon, je n’avais pas suivi ! 🙂

          Décidément, les lecteurs ont les dents acérées en ce moment !

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