Comment faire du sport une routine psychologique ?

faire du sportComme le titre de cette production le laisse penser, le débat du jour ne consistera pas à évaluer la nécessité d’une activité physique dans une optique d’épanouissement personnel.

Nous savons tous en effet que faire du sport, quelle que soit la nature de ce dernier, est un phénomène bénéfique, aussi bien au niveau psychologique que physiologique :

Réduction des risques de maladies cardiovasculaires, perte de poids, sentiment d’accomplissement, « bonne fatigue », équilibre psychologique, stimulation de la volonté de réalisation, remise en cause du stress, affirmation personnelle, augmentation de l’estime de soi

À y réfléchir, il n’est pas difficile de trouver la motivation et de définir un objectif clair avant de se lancer dans un tel processus.

Non, le raisonnement du jour s’intéresse plutôt aux moyens de faire de ce choix un réflexe, une activité ayant une certaine valeur dans votre organisation et votre gestion du temps.

Combien d’entre nous « veulent » faire du sport, mais sont encore limités par des obstacles matériels ?

Combien commencent, mais ne parviennent pas à se tenir aux résolutions ainsi formulées ?

Contrairement à ce que l’on peut croire, il est inutile de s’entraîner, de torturer son corps (pour ceux qui voient la pratique du sport sous cet angle) plusieurs heures par jour pour jouir des retombées d’un tel phénomène.

Non, comme tout mécanisme psychologique, c’est la mise en place d’une « routine » qui nous permet d’intégrer ladite activité comme nécessaire et la simplifie.

La voilà donc la priorité du jour : mettre en relief cette habitude, ce réflexe qui vous permettra de vous sentir mieux dans votre peau et plus léger dans votre tête.

1. Faire du sport : une activité et un rythme personnalisés

C’est bien là la condition primordiale au respect du pacte fait avec votre conscience.

Quel que soit le but recherché (amélioration de votre condition physique, prise de muscles ou simple moyen de vous aérer l’esprit), le domaine sportif choisi doit évidemment correspondre à votre image, vos valeurs personnelles.

Difficile d’imaginer faire de la natation si vous détestez l’eau ou un quelconque sport d’équipe si vous préférez faire des efforts purement personnels.

La première chose à faire, c’est donc évidemment de mettre en place une réflexion, une véritable introspection sur la nature de vos objectifs.

De nombreux arguments entrent alors en ligne de compte.

Les sports individuels poussent au dépassement de soi, à la responsabilisation face au challenge et à une implication maximale.

Les sports collectifs eux, permettent une stimulation via la répartition des efforts et l’esprit de groupe. La motivation est alors moins difficile à mettre en relief, en ce que faire du sport devient aussi un enjeu de socialisation (une bonne méthode pour prendre soin de soi, tout en se faisant des amis, donc).

Vous avez pu le voir dans les commentaires, certains lecteurs optent pour la course à pied, d’autres pour les sports en salle.

Quel que soit votre choix, l’important est de ne pas ressentir l’activité physique comme une contrainte, mais bien comme une échappatoire, un moyen d’extérioriser vos sentiments, de vaincre vos peurs et vos doutes.

La relativisation de la contrainte, prend aussi sa dimension la plus entière dans la façon de faire du sport.

Il est nécessaire, vital, pour vraiment en retirer quelque chose de positif, que cette pratique VOUS convienne, aussi bien au niveau des horaires que du rythme des efforts fournis.

Un choix inopportun pourrait en effet annihiler toute motivation personnelle et placer l’activité physique sous le signe du labeur, de l’obligation.

Ce qui bien entendu provoquerait frustration et challenge psychologique néfaste.

Votre lifestyle ne doit ni ne peut s’adapter à la pratique du sport. C’est bien cette dernière qui doit compléter le puzzle, s’inscrire dans le respect de votre dynamique personnelle.

Impossible ? Pas nécessairement. À titre personnel, je vais reprendre le football, abandonné il y a environ 10 ans.

Alors non, je ne pourrais pas me rendre à tous les entraînements et ne serais certainement par là même, pas sélectionnable pour les matchs.

Mais l’intérêt est ailleurs : simplement faire du sport avec des personnes que je connais, pour entretenir ma forme, retrouver des sensations, et ce, quand mon emploi du temps me le permettra.

2. Faire du sport : des objectifs qui correspondent à vos possibilités

L’émulation provoquée par le fait de faire du sport pousse parfois au manque de réalisme.

Rien de surprenant à cela : nous voulons mettre notre toute nouvelle motivation à l’épreuve du terrain.

Le dépassement de soi est alors entendu comme naturel, puisque communément accepté comme une valeur intrinsèque à la pratique sportive.

Attention malgré tout à ne pas vous « griller » trop vite.

Psychologiquement ou physiquement, nous avons besoin d’un temps d’adaptation, d’une certaine forme d’échelonnage de nos efforts, avant de « faire du sport » comme nous l’entendons.

Se fixer des objectifs trop importants (compétitions, perte de poids, performances quelconques…), c’est aussi se mettre une forme de pression, qui pèse d’autant plus lourd si nous ne sommes pas prêts à relever le défi.

Encore une fois, tout est question de point de vue. L’important étant, comme souvent, d’apprécier le voyage avant de se focaliser sur la destination.

Avant de juger vos « exploits individuels », dites-vous bien que de faire de l’exercice, même si une séance se réduit à 10 minutes, est toujours un élément positif.

Il serait dommage de faire du sport si la finalité se résume en réalité à la formulation d’une opinion personnelle négative envers vous-même.

La solution la plus adéquate, pour justement ne pas perdre cette volonté d’évolution personnelle lorsqu’on comment à faire du sport, serait alors peut-être de se fixer une « fourchette d’objectifs ».

Cette dernière sera matérialisée par un « minimum » à atteindre et par un objectif idéal.

Vos efforts se baseront alors sur le minimum (nombre de séances à effectuer par semaine, perte de X kilos, capacité à marquer quelques points pendant l’entraînement… c’est à vous de voir) afin de voir tout dépassement de ce dernier, comme un bonus, un moteur de satisfaction personnelle justifiant le fait de continuer vos efforts.

3. Faire du sport : quelle place réserver aux efforts accomplis ?

Comme lors de toute mise en action, démonstration d’une volonté de changement et d’évolution personnelle, il convient de s’intéresser de manière réelle aux étapes franchies avant celles qui s’érigent encore devant vous.

Comme souvent, je vous conseillerais de noter vos accomplissements, de tenir une sorte de journal, vous permettant de prendre conscience, dans les moments de remise en question, de l’ampleur des efforts fournis.

Un peu à l’image d’un jeu vidéo d’ailleurs : nombreux sont ceux à présenter une « salle des récompenses » que vous pouvez visiter, afin de percevoir à l’échelle globale, la véracité de vos progrès.

Ce processus peut sembler rébarbatif, mais il a une influence non négligeable sur votre psychologie et permet de se sortir de l’instant T, quand ce dernier est empli de négativité et de doutes.

Un bon moyen de chercher la gratification personnelle et de ne pas remettre en question les bienfaits de votre activité.

Oui, faire du sport est moteur de satisfaction, mais comme toute activité, cela peut aussi provoquer une certaine lassitude, notamment quand l’objectif idéal tarde à être atteint.

4. Faire du sport, oui, s’ennuyer, non

Quand je vous parle de routine et d’habitude, il est bien sûr question d’impulsion, de matérialisation d’efforts physiques et non de répétition outrancière de gestes ou de techniques particulières.

Il existe de multiples façons de faire du sport, même si ce dernier se base sur des mouvements simples.

Vous pouvez changer l’environnement de la pratique, les partenaires, les exercices physiques (ou « ateliers »)…

Une pratique se voulant en tout point similaire, à chaque session, serait alors rapidement ennuyeuse, et remettrait en cause toute notion de plaisir, et par là même de satisfaction psychologique.

À l’époque où je faisais du handball, nous avions un coach vraiment impliqué, amoureux de sa discipline. Chaque séance d’entraînement était différente.

Courses, exercices de passes, ateliers de shoot, dribbles… si les bases étaient toujours les mêmes, les cadences, durées, et organisations des ateliers variaient sans cesse.

Jamais la motivation de l’équipe n’a diminué. L’essentiel étant que chacun y trouvait son compte.

La diversification est primordiale.

Elle empêche une certaine forme de « robotisation », une impression de ne plus repousser ses limites, mais simplement d’effectuer une tâche, par obligation.

Faire du sport est, par définition, une nécessité pour s’épanouir pleinement dans un quotidien fait de pression et de stress.

Les retombées d’une telle activité sont réelles, aussi bien d’un point de vue de l’apaisement psychologique que du bien-être physique.

Le tout est simplement de trouver le sport, l’activité qui vous correspond vraiment et d’en adapter la pratique à votre style de vie.

N´hésitez pas à faire part de vos retours dans les commentaires et à expliquer comment vous vous y prenez pour faire du sport, je suis certain que cela aidera de nombreux lecteurs !

Merci, une fois de plus, pour votre attention, et à bientôt !


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Commentaires

4 réponses à “Comment faire du sport une routine psychologique ?”

  1. Avatar de Chantal
    Chantal

    Bonjour J&B,

    J’ai commencé à faire du gym en septembre 2011 parce que je venais de perdre env. 10% de ma masse totale en moins de 6 semaines (49 kg à 44.5), je ne mangeais plus, je me nourrissais uniquement de liquide (Ensure) et je souffrais d’insomnie depuis plusieurs mois (milieu de travail malsain).

    Je me suis dit qu’en allant au gym, je retrouverais forcément mon appétit… J’ai commencé exactement comme il ne faut pas : 6-7 jours par semaine à raison de 2-3 heures par jour, après le travail. Je suis assez extrémiste et pour moi c’est efficace de me jeter à fonds dans ce que j’entreprends et ça a marché, je suis devenue accro. Mes objectifs étaient de retrouver le sommeil et l’appétit de même que de me muscler et raffermir mon corps suite à cette perte de poids, le tout sans avoir d’ultimatum temporel, ça arrivera quand ça arrivera, l’important c’est de passer la commande !

    J’ai rapidement obtenu des résultats visibles et j’ai presque retrouvé un appétit normal ! Je fais du gym depuis ce moment, avec la même intensité et la même fréquence. Je veux conserver les résultats obtenus mais surtout, parce que ça fait un bien fou à mon mental hyperactif… Ce que j’aime avec le gym, c’est d’être solitaire tout en étant parmi un groupe, sans obligation d’interaction, comme une solitaire dans une foule. De simplement savoir qu’il y a d’autres personnes qui s’entraînent dans le but de se muscler elles aussi suffit à me stimuler = efforts individuels en collectivité, j’aime ce paradoxe. Je fais des trucs que peu de gens sont en mesure de réaliser (Dragon Flag, push up vertical, etc) et je bénéficies d’un certain respect, d’une forme de notoriété dans le gym parce que oui, on voit que je suis musclée à travers mes vêtements mais quand une fille fait des trucs hard de gars, leur perception change, je le constate dans leur regard.

    J’ai récemment ajouté le Pilates (1x) et le Yoga (2x) à mon horaire hebdomadaire et j’adore ! Le Yoga et le Pilates sont en petit groupe avec un horaire fixe et je peux fréquenter le gym à ma convenance : C’est un genre d’équilibre entre le flexible et le rigide de la pratique des activités, de l’aspect social inhérent à chacune des pratiques.

    Cordialement, UNE québécoise

    1. Avatar de Jean-Baptiste
      Jean-Baptiste

      Bonjour Chantal !

      Désolé pour le silence sur le blog… j’étais en plein déménagement !
      Merci pour ce retour très intéressant. Bonne mentalité, comme souvent.

      À très bientôt 🙂

  2. Avatar de cucs
    cucs

    Salut !

    J’ai 23 ans. J’ai débuté la marche 10 à 30 minutes tous les jours ou presque depuis août dernier, et en 2 semaines j’ai pris l’habitude de faire du sport, même si j’ai commencé tout doucement.

    Maintenant, je fais de la danse toute seule devant mon écran tous les deux jours, et ceci de façon plus ou moins respectée (selon mes gardes à l’hôpital).

    Parfois, je fais une heure trente, parfois 15 minutes. Je fais un peu de course à pied aussi, de la natation, des randonnées, de la gym, etc..

    Je fais un peu ce que je veux ou ce qu’il m’est possible de faire le plus régulièrement possible. Sur 8 mois, j’ai perdu 7 kg sans le vouloir.

    Je dis sans le vouloir parce qu’au début je voulais surtout améliorer ma santé : douleurs aux jambes, dans le dos à cause de mon travail + mon surpoids, problèmes qui ont disparu avec mes kilos.

    J’encourage toutes les personnes plus ou moins motivées à commencer par tout et n’importe quoi, ce qui est à leur portée, et de le faire, pas forcément à un horaire régulier, pas forcément le même laps de temps tous les jours…

    Mais il faut commencer et s’il le faut recommencer : je compte plus les fois où j’ai « abandonné » lol. Il faut se laisser du temps pour aimer le sport.

    1. Avatar de Jean-Baptiste
      Jean-Baptiste

      Bonjour Cucs.

      Merci pour ce témoignage très enrichissant.

      Bon courage pour la suite et toutes mes félicitations pour cet allant d’énergie !

      À bientôt !

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