La gentillesse est-elle toujours de mise dans le monde moderne ?

un acte de gentillesse« La gentillesse est le langage qu’un sourd peut entendre et qu’un aveugle peut voir », Mark Twain.

Une bien belle entrée en matière pour lancer aujourd’hui un sujet attrayant, excitant et nécessairement porteur de valeurs fortes, afférentes à notre si cher thème général du développement personnel.

Mais si voyons, la gentillesse, vous connaissez forcément !

Vous en avez au moins entendu parler, non ?

Car oui, de prime abord, il semblerait que l’altruisme, la volonté de tendre la main à son prochain, sans recherche d’autre gratification qu’un sourire en retour se fasse de plus en plus rare.

Compétition, agressivité et stress ont remplacé partage, solidarité et fraternité depuis déjà quelque temps.

Le nier serait se mentir.

Individualisme et matérialisme ont pris le pas sur toute autre forme d’évolution sociétale et la vie en collectivité est rendue difficile par cet esprit véhément qui semble animer une grande majorité des personnes que nous croisons quotidiennement.

Conflits, insultes, jugements acérés et souvent peu réalistes sont en effet plus récurrents que les actes gracieux et spontanés visant à apporter un soutien désintéressé.

Bien loin de moi l’idée de m’appuyer sur une vision pessimiste de notre environnement pour en dépeindre les aléas, mais la réalité des faits ne peut être ignorée.

De manière générale, les individus qui ne se connaissent pas développent des a priori réciproques négatifs, ne serait-ce que par peur du regard de l’autre et du fait de cette méfiance qui semble planer au-dessus des relations humaines contemporaines.

Le but de l’article du jour n’est pas de critiquer l’évolution des mentalités ou de nous pousser à considérer la gentillesse comme une déviance comportementale, mais bien d’essayer de comprendre comment en faire un meilleur usage, dans une société qui semble ne pas la considérer comme un acte naturel.

Ensemble, nous allons donc essayer de déterminer les solutions à notre portée, pour redonner ses lettres de noblesse à la gentillesse, pour en faire une attitude facile à adopter, quel que soit le contexte.

1. La gentillesse comme facteur d’évolution personnelle

Quitte à parler d’individualisme et d’intérêt personnel, autant mettre les pieds dans le plat.

Si la gentillesse ne doit pas avoir pour motivation un retour direct et matériel (sans quoi il s’agit alors d’un simple échange de bons procédés), elle permet cependant d’améliorer l’état d’esprit général de la personne en faisant usage.

C’est une évidence.

En étant à l’écoute des autres et en essayant d’apporter son aide de manière volontaire, par simple envie de partager un instant avec autrui, on se sent automatiquement mieux, comme entouré par un linceul de bonne humeur et d’optimisme.

Il n’est en tout cas pas difficile de comprendre que la mise en action personnelle visant à soulager l’autre ou à apporter un rayon de soleil dans sa vie nous permet de nous sentir apaisés, plus enjoués et dans de meilleurs dispositions pour affronter le reste de la journée.

La première de nos observations, c’est donc que la gentillesse bénéficie non seulement à son destinataire, mais aussi à la personne en étant à l’origine, lui permettant de refuser les comportements nuisibles à son apaisement comme la critique facile, le jugement rapide ou l’égocentrisme.

D’une manière générale, il est aussi à noter que les individus composant notre environnement auront tendance, sur le long terme, à se comporter avec nous comme nous le « méritons ».

Si cette affirmation est discutable, tant la psychologie humaine peut être influencée et diffère selon le parcours et l’expérience personnelle, elle n’en reste pas moins globalement vraie (certaines personnes semblent effectivement incapables de gentillesse, mais ces cas isolés ne doivent pas nous décourager et nous détourner d’un chemin qui sur le long terme, est nécessairement bénéfique).

La gentillesse a la formidable propriété de nous pousser à être plus tolérants envers nous-mêmes.

En essayant de véritablement faire des efforts d’un point de vue relationnel, nous tendons à renforcer notre estime personnelle et notre confiance en nous (étant donné l’appréciation ainsi récoltée).

Deux bonnes raisons de commencer dès aujourd’hui à faire preuve d’une gentillesse gratuite et sincère, donc !

2. La gentillesse comme habitude à travailler

En elle-même, la gentillesse est difficile à décrire dans son entièreté.

On parlera de bonne humeur, d’aide matérielle apportée à des personnes qui nous sont proches voire à des inconnus, de sourires offerts au gré de nos rencontres, de sacrifices parfois…

À notre échelle, la gentillesse paraît découler avant tout d’un état d’esprit, d’une capacité à isoler les pensées négatives et les croyances limitatives avec lesquelles nous entrons en contact quotidiennement.

Aucune surprise donc, si l’on érige l’introspection comme outil principal lorsqu’il s’agit de faire de la gentillesse un réflexe à part entière.

Encore faut-il aiguiller cette dernière, comprendre les impératifs de l’adoption d’un comportement basé sur l’ouverture, le respect et la compréhension de l’autre.

Pour ce faire, quelques pistes de réflexion peuvent être favorisées.

Faire preuve de gentillesse en limitant les jugements hâtifs et les critiques infondées

Personne n’aime être jugé ou pris pour cible de moqueries ou autres critiques, c’est une certitude.

La gentillesse, c’est aussi une capacité à être indulgent et à comprendre que chaque individu est différent, depuis sa manière de penser à celle de ressentir la pression collective.

Si le fait de rabaisser autrui peut nous permettre de nous rassurer, de chasser certains de nos doutes quant à notre capacité d’adaptation à notre milieu et aux normes en vigueur, l’empathie semble être une réaction bien plus constructive.

Elle permet de ne pas verser dans le négativisme irréfléchi.

Avant de vouloir exprimer notre « supériorité » (intellectuelle, financière, physique…), nous gagnerions donc à nous mettre à la place de nos interlocuteurs, afin de comprendre ce qu’ils peuvent ressentir en fonction des réactions auxquelles ils doivent faire face.

Après tout, comme on dit, tout est question de perspective !

Arriverons-nous à faire évoluer la nôtre pour nous placer du côté de la gentillesse?

Pour faciliter le process et à l’heure où l’on se base sur la différenciation pour formuler un jugement, nous pourrons alors essayer de nous chercher des points communs avec nos interlocuteurs, nous permettant de ne pas les prendre en grippe pour des raisons totalement subjectives voire stupides.

Cette manœuvre sera applicable matériellement et vérifiable à travers notre comportement, lors du développement de nos interactions.

Il nous suffira en effet de remplacer notre tendance à la dureté par la formulation d’encouragements, qui sont toujours facteurs d’une amélioration de l’entente cordiale.

Faire preuve de gentillesse en faisant appel à nos souvenirs

Le meilleur moyen de trouver la motivation nécessaire pour faire preuve d’altruisme et de bonté tout au long de la journée, c’est sans doute de sonder notre mémoire.

Nous avons tous connu des situations où la gentillesse s’est manifestée, devant nous, sans que nous ne l’attendions.

Ce sont ces situations que nous devons mettre en exergue.

Comment nous sommes-nous alors sentis ?

Ne serait-il pas merveilleux d’être à l’origine du même sentiment chez quelqu’un d’autre ?

Faire preuve de gentillesse à travers les gestes du quotidien

Adopter la gentillesse comme valeur concourant à sa définition personnelle ne signifie pas faire des courbettes outre mesure ou se placer systématiquement en position de dominé.

Non, ce dont nous parlons, c’est d’une attitude qui permet un allègement de l’atmosphère, de petits gestes qui ne coûtent pas nécessairement beaucoup, mais dont la signification et la portée ont de réelles répercussions.

Tenir la porte aux personnes passant derrière vous, laisser passer un conducteur qui semble pressé ou bloqué et qui voudrait emprunter votre file, aider une personne à porter des valises dans un escalier, jouer sur l’écoute active quand quelqu’un se confie à vous, penser à acheter les croissants une fois de temps en temps pour les collègues de bureau, proposer d’indiquer le chemin à une personne qui semble perdue, ne jamais oublier de faire preuve de gratitude quand la gentillesse croise votre chemin…

Autant de petites attentions qui permettent, mises bout à bout, de finalement prouver que tout n’est pas question d’affrontements et de comparaisons.

À mesure que la gentillesse est perçue comme une qualité naturelle, un trait de caractère permettant d’atteindre le bonheur et de le propager, il devient plus simple d’en faire preuve de manière régulière.

Bien évidemment, il serait trop réducteur de penser qu’aucun événement ne puisse nous faire sortir de nos gonds ou adopter des comportements aux antipodes de ceux décrits dans cet article… mais garder en tête les raisons nous poussant à agir de la sorte entraîne par définition un certain apaisement.

Essayez, dès aujourd’hui de compter la gentillesse parmi vos alliés, et vous verrez certainement une nette amélioration de la plupart des domaines de votre quotidien !

Qu’en est-il pour vous ? Comment définiriez-vous la gentillesse ? Avez-vous des souvenirs du bonheur ressenti à son contact ? N’hésitez pas à participer !

À bientôt !


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