La prise de conscience : le révélateur de notre potentiel ?

Prise de concienceLe terme « prise de conscience » est sans doute l’un des plus utilisés sur Réussite Personnelle.

Et pour cause, la psychologie individuelle étant un domaine avec lequel il est difficile de rester en contact permanent, notre besoin de comprendre et d’analyser nos sentiments est réel, concret.

La notion de réflexion est donc induite dans la prise de conscience.

Il s’agit en réalité d’une capacité à se remettre en question, à réaliser le chemin parcouru et les obstacles rencontrés, tout en étant capable d’en relativiser les conséquences.

Comme chacun sait, le sujet d’étude le plus difficile à cerner est souvent sa propre personne.

Il apparaît comme naturel de ne pas vouloir se placer sur un piédestal ou au contraire de refuser de se reconnaître de trop nombreuses faiblesses.

L’objectivité est toujours plus difficile à atteindre lorsque l’introspection concerne l’entièreté de notre être.

Il n’est pas évident de se regarder dans un miroir et d’éviter de se trouver des excuses ou de ne pas ressentir certains doutes, certaines peurs (souvent infondées) resurgir, obscurcissant notre jugement.

Ces vérités rendent la prise de conscience matérielle difficile.

Car non, nous ne parlons pas du fait de simplement « comprendre » que l’on n’adopte pas toujours le meilleur comportement possible ou que notre système de pensée est influencé par telle ou telle source extérieure…

Ce dont nous parlons ici, c’est d’une véritable aptitude à incorporer cette réflexion personnelle dans la définition de qui nous sommes, à en faire un pilier de notre développement personnel.

Pour favoriser ce mécanisme, il semblerait alors que nous devions rester à l’écoute de nos désirs, de nos besoins, de nos difficultés et de nos capacités réelles, afin d’affiner notre connaissance de soi.

La prise de conscience, c’est en réalité ce mécanisme qui nous permet d’ingurgiter, d’utiliser les aléas de notre environnement (qu’ils émanent de différents domaines, comme le relationnel, le monde professionnel, de notre sentimentalité…) afin de nous permettre d’évoluer sereinement.

Plus la prise de conscience est présente, utilisée pour relever les challenges de notre quotidien (en lieu et place de la lamentation suite à un éventuel échec), plus notre potentiel apparaîtra comme important, prêt à éclore aux yeux du monde.

Un programme alléchant, non ?

1. Favoriser la prise de conscience en se plaçant au centre de la réflexion

Lorsqu’on se place dans une logique évolutive, censée mous permettre d’avancer, de renforcer notre psychologie et de nous préparer à atteindre des objectifs toujours plus élevés, la personnalisation de la réflexion devient une priorité absolue.

Pourtant, nombre d’entre nous aiment à se comparer, à tenter une analyse de notre construction personnelle en fonction d’autrui.

Ce système semble naturel, tant les interactions que nous développons nous importent et participent à l’élaboration de nos raisonnements.

Cependant, il favorise la compétition, le manque de clairvoyance et la volonté de faire mieux que l’autre au détriment d’une définition plus personnelle de l’amélioration et de la sérénité.

La prise de conscience ne doit pas découler d’un désir de répondre à des canons ou à des exigences collectives, mais bien d’un raisonnement basé sur l’individu, avec tout ce que cela implique comme spécificités.

Chaque personne est unique.

Se référer à des modèles, des « mentors » peut permettre de renforcer notre motivation à effectivement surmonter certains obstacles, mais ne doit en aucun cas devenir une obsession.

La seule personne dont les opinions et les désirs comptent par-dessus tout, c’est nous.

Car personne ne nous donnera la main, ne nous accompagnera tout au long de notre existence pour mener cette dernière du mieux possible.

La prise de conscience implique donc un focus personnel intense, concret, ininterrompu.

Nous devons être capables de rester à l’écoute de nos réelles envies, de nos besoins.

L’idée n’est pas ici de faire preuve d’égoïsme ou d’égocentrisme, mais bien d’apprendre à traduire la gravité ou la portée de nos errements psychologiques afin de prendre les décisions les plus rationnelles pour ne pas sombrer dans la négativité, voire la dépression.

Combien d’entre nous exercent un métier qu’ils n’apprécient pas, s’entourent de personnes toxiques et se refusent le droit de faire évoluer la situation par peur du changement et de la prise de risques qui lui est afférente ?

Ne vous est-il jamais arrivé de vous sentir mal sans même pouvoir identifier les causes de cette tourmente ?

Peut-être accordons-nous alors trop d’importance au regard des autres, à la nécessité de répondre aux exigences d’une société où le paraître s’érige comme valeur fondamentale.

Qui dit prise de conscience dit contact direct avec nos émotions, notre volonté personnelle, même si cette dernière semble aller à l’encontre des attentes et pressions pesant sur nos épaules.

Comme je le conseille souvent, l’écriture d’un journal émotionnel peut alors nous aider à toucher du doigt nos réels besoins.

Non pas ceux découlant d’une vision matérialiste, mais bien nos rêves, nos aspirations qui sommeillent en nous et n’attendent qu’un petit coup de pouce, qu’une décision favorable pour s’exprimer.

Vous le comprenez donc : la prise de conscience personnelle commence en prêtant attention à nos sentiments, à nos émotions, et à eux seuls.

Elle permet de comprendre les variations de notre état d’esprit et de mettre en exergue les moyens concrets de suivre NOTRE chemin.

2. La prise de conscience découle d’une remise en question

Pour stimuler cette véritable envie d’évolution personnelle, de tendre vers l’amélioration et l’apaisement psychologique en refusant de laisser notre inconscient prendre les rênes de notre vie, il nous faut nous poser de nombreuses questions, qui guideront notre réflexion.

Seules les personnes dotées d’une très faible confiance en elles et incapables d’objectivité se refuseront alors à s’interroger sur le sens de leur vie, pensant que cela représente un danger, du fait de la sortie de notre zone de confort ainsi provoquée.

Sommes-nous heureux ?

Quels domaines de notre existence pourrions-nous améliorer ?

Quelles sont nos plus évidentes faiblesses ?

Existe-t-il des solutions matérielles pour y remédier ?

Quels sont nos plus grands désirs personnels ?

Si nous ne pouvions remplir qu’un seul objectif majeur, lequel privilégierions-nous?

La prise de conscience émane d’une véritable volonté d’affiner précisément nos objectifs et les moyens à notre disposition pour les atteindre.

Sans jamais remettre en question nos choix, nos orientations et nos décisions, nous ne pourrions jamais reconnaître nos erreurs et nous refuserions le droit de choisir librement quelle suite donner à notre vie.

Comme le dit le dicton, il n’est jamais trop tard pour changer d’avis… mais encore faut-il s’accorder l’opportunité de regarder la vérité en face et d’analyser concrètement nos options pour ne pas nourrir de regrets plus tard.

3. La prise de conscience comme révélateur de notre identité

Si l’introspection est la clé d’une définition personnelle efficace, la prise de conscience découle aussi légitimement d’une volonté manifeste de ne plus se trouver d’excuses et de faire preuve de réalisme.

Cela n’est pas donné à tout le monde.

Il faut une certaine dose de courage pour y parvenir.

Partout où nous allons, nous croisons des gens qui ne font aucunement preuve de gentillesse, de respect, de politesse ou de toute autre formulation d’un certain savoir-vivre et de capacités relationnelles.

Le pire, c’est que ces personnes semblent totalement ignorer le mal qu’elles peuvent faire.

Comme si elles en avaient le droit, leur légitimité découlant d’un pouvoir divin qu’on leur aurait gracieusement accordé.

Agressivité, critiques gratuites, violences physiques, verbales ou psychologiques… les comportements déviants se matérialisent partout autour de nous.

La raison ? Les agresseurs sont rarement aptes à se remettre en question.

Après tout, comme on le dit, il est très simple de voir la paille dans l’œil du voisin, mais moins évident de voir la poutre dans le sien.

Ignorer le fait qu’on puisse s’emporter, qu’on a un mauvais caractère, une tendance à mentir ou à manipuler l’autre ne fera pas s’envoler ledit manquement comportemental.

La technique de l’autruche est tout, sauf assimilable à la prise de conscience.

Si l’on écoute les personnes les plus agressives, leurs cibles sont souvent dépeintes comme des personnes dénuées d’humanité et de sentiments.

Comme si le fait de dire cela pouvait cacher leurs velléités, cette volonté d’écraser l’autre pour ne pas avoir à soi même, se remettre en question.

La prise de conscience est alors un outil qui va bien plus loin qu’une simple réflexion sur sa condition.

Elle permet d’identifier les comportements destructeurs, de réaliser à quel point nous pouvons être dangereux pour autrui.

C’est une vérité vérifiable, si chacun peut avoir une opinion arrêtée sur un autre individu, en faire l’étalage avec véhémence est l’apanage des personnes les plus aigries, les moins aptes à effectuer une introspection réelle et à favoriser la prise de conscience.

Moralité ?

La prise de conscience, naissante d’une réflexion appliquée, réelle et entière sur nos comportements, nos désirs, nos rêves et nos objectifs, permet de renforcer notre connaissance de ce que nous sommes et de ce que nous pourrions être.

Reste à savoir comment combler l’écart alors mis en relief !

Qu’en est-il pour vous ? Comment mettez-vous en exergue la prise de conscience ? Que vous a-t-elle amené ? Vos commentaires sont les bienvenus !

À bientôt !


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