Améliorer l’ambiance de travail, une nécessité des temps modernes ?

l'ambiance de travailAprès le succès de l’article visant à définir ce qu’est une « personne toxique », j’ai décidé de m’aventurer de nouveau sur le terrain du relationnel, en m’attaquant aujourd’hui à l’ambiance de travail et aux moyens de l’améliorer.

L’entente cordiale n’est en effet pas toujours la règle qui prévaut : jalousie, esprit de compétition, impression de favoritisme, voire de violation de son terrain de prédilection… les sources de conflit sont légion et peuvent rapidement « pourrir » l’ambiance de travail.

Et j’imagine qu’il est inutile d’insister sur l’impact psychologique d’un tel phénomène.

Il suffit en effet de compter le nombre d’heures passées à vous employer à répondre à votre définition de poste pour se rendre compte que l’apaisement est une nécessité.

Personne ne peut s’épanouir dans un climat de tensions, de stress et de pressions constantes.

Mais alors comment faire ? Et pourquoi devriez-vous faire le premier pas ?

Deux interrogations auxquelles nous tenterons de répondre pour alléger quelque peu votre quotidien.

1. L’ambiance de travail ne découle pas toujours d’une « justice » relationnelle

S’il existe bien un domaine où les notions d’équité et d’égalité n’ont pas nécessairement leur place, c’est dans le monde du travail.

Il faut bien l’avouer, la motivation à se lever le matin est plus pécuniaire que sociale.

Vos collègues, tout comme vous, ont leurs petits soucis quotidiens et évoluent dans un univers qui ne vous est pas familier.

Entretiens d’embauche, négociations autour du salaire, des avantages en nature… chacun défend sa croûte au moment de trouver une occupation rentable.

Et à ce stade, les affinités et l’ambiance de travail n’entrent évidemment pas dans la définition première du nécessaire vital : on a plutôt tendance à regarder le montant du salaire que les individus avec lesquels nous sommes amenés à travailler avant d’accepter un emploi.

Ceci étant établi, il est alors « compréhensible » que des conflits (ou en tout cas des divergences de points de vue) puissent voir le jour.

Les relations professionnelles sont l’enjeu d’une certaine affirmation personnelle, d’une démonstration de son potentiel intrinsèque et de l’amélioration de ses conditions de vie.

En prendre conscience, c’est déjà faire un pas vers l’objectivité.

Non, vous ne serez pas amené à ne côtoyer que des personnes sympathiques, enjouées, motivantes… mais ce sont les règles du jeu.

Le plus paradoxal, c’est que les échanges, les interactions avec les autres membres d’un même environnement professionnel sont bien souvent inévitables : de quoi tester votre résistance psychologique et parfois affecter votre bonne humeur.

Le premier constat, c’est donc qu’il est inopportun de se positionner en victime, de prendre les gens à témoin ou de construire une coquille dans laquelle s’enfermer.

Il va vous falloir jouer de discernement, conserver votre calme et ne pas vous laisser entraîner dans une guéguerre digne de la cour d’école.

2. Améliorer l’ambiance de travail en restant professionnel

L’ambiance de travail dépend avant tout de la perception que vous avez de vos collègues et de l’impression que vous leur laissez.

Autrement dit, vous êtes en première ligne.

Pour ne pas faire du négativisme et de la critique des phénomènes récurrents, il convient d’axer votre attitude sur un professionnalisme exacerbé.

À première vue, vous n’êtes pas là pour vous faire des amis, participer à la diffusion de rumeurs ou vous inscrire dans une logique de clans (ce qui est malheureusement très commun).

L’objectif, c’est d’être inattaquable, de vous appliquer à limiter les erreurs et de prouver votre motivation à remplir votre rôle.

Ceci limitera les querelles de bas étage et les attaques gratuites qui pourraient mettre en relief votre manque de réactivité face aux aléas de votre activité.

Comprendre que l’implication du sentimentalisme et que la démonstration de vos préférences ne sont pas comprises comme concourantes à votre définition de poste allégera certainement la manière dont vous pourriez prendre critiques et bassesses.

3. Les impératifs psychologiques qui améliorent l’ambiance de travail

Une fois votre conscience professionnelle mise en évidence, vous pourrez agir sur l’ambiance de travail d’une manière plus concrète.

Mais là encore, ne vous attendez pas à une impartialité et/ou à une justice avérée.

Chacun des membres de votre environnement professionnel est en réalité amené à faire des efforts et à prendre sur soi afin d’en tolérer les autres acteurs.

À titre personnel, certaines caractéristiques peuvent cependant vous permettre de « passer à travers les mailles du filet des incompatibilités », mais ces dernières ne seront pas adoptables sans efforts et sans une certaine introspection.

L’écoute active

Si vous ne serez pas toujours d’accord avec vos collègues, votre capacité d’écoute active et de compréhension peut évidemment avoir un impact sur l’ambiance de travail.

Le dialogue a toujours été une condition sine qua non à la résolution des problèmes relationnels.

D’une façon très simple, essayez donc de prendre en considération les avis qui vous sont transmis avant d’essayer d’imposer votre propre point de vue.

Voilà qui devrait permettre d’une part d’enrichir vos raisonnements quant à vos obligations professionnelles et d’autre part de mettre l’accent sur votre disponibilité.

Vos affinités n’ont ici qu’une importance relative.

Si vous voulez vraiment améliorer l’ambiance de travail, votre attitude se voudra similaire envers toute personne établissant un contact avec vous.

La relativisation

Ce que la plupart des gens oublient, c’est que les pressions liées au monde du travail poussent bien souvent les individus à adopter un comportement différent dans la sphère professionnelle que dans la sphère personnelle.

Il paraît donc inopportun d’arrêter son jugement à ce critère (ou tout du moins de vous laisser influencer psychologiquement), même si ce dernier affecte l’ambiance de travail.

Calme, attitude non verbale ouverte, sérénité et tentative de compréhension de la motivation d’autrui à agir comme ils le font, seront alors des outils précieux pour ne pas vous laisser déborder par les effets néfastes de l’ambiance de travail.

Le respect

Sans doute la valeur la plus importante quand on aborde l’ambiance de travail.

Personne ne veut être considéré ou traité comme un individu incompétent ou incapable d’assumer son statut.

Une tendance à formuler des jugements de valeur et à montrer son mécontentement seront alors considérés comme des tentatives de déstabilisation et affecteront négativement l’ambiance de travail.

Le respect est le fondement des relations humaines. Sans lui, impossible de penser pouvoir s’affirmer ou s’épanouir au contact d’autrui.

La capacité à ignorer les individus belliqueux

Le fait de s’en tenir à une ligne de conduite irréprochable ne vous attirera pas que les louanges de vos collègues.

Certains critères d’appréciation restent indépendants de votre volonté.

Il est fréquent d’avoir ce sentiment, de ne pas apprécier une personne, même sans avoir quoi que ce soit à lui reprocher.

Si vous êtes victime d’un tel acharnement, votre meilleure arme reste de ne pas y prêter attention.

Dites-vous bien que les attaques injustifiées finiront, si elles ne sont pas suivies de réactions, par s’estomper et par être considérées à leur juste valeur.

Les personnes toxiques existent, et seul le conflit leur permet de s’exprimer, en ce que ce dernier peut finir par vous décrédibiliser.

Il vous revient alors de rester cordial et de ne pas entrer dans le cercle vicieux du développement d’une ambiance de travail que je qualifierais de nauséabonde.

L’ambiance de travail dépend en grande partie de votre propension à y accorder de l’importance.

N’oubliez pas qu’un environnement professionnel regroupe des personnes qui n’étaient pas nécessairement destinées à se rencontrer dans d’autres conditions, et que votre épanouissement professionnel passe avant tout par la satisfaction ressentie de par l’accomplissement de votre « devoir ».

Et pour vous ? Qu’en est-il de l’ambiance de travail dans votre entreprise ? Les conflits sont-ils monnaie courante ? Vous êtes libre de vous exprimer !

À bientôt !


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Commentaires

6 réponses à “Améliorer l’ambiance de travail, une nécessité des temps modernes ?”

  1. Avatar de Chantal
    Chantal

    Bonjour J&B,

    Ton article est sublime et je suis d’accord avec chacun des points abordés. Ça fait maintenant un an bien sonné que je ne suis plus sur le marché du travail. En 2011, j’ai collectionné les milieux de travail « malsain » (3) et lors de mon dernier licenciement (mars 2012), je suis retournée sur les bancs d’école afin d’obtenir une formation de perfectionnement en bureautique et faire le point sur tout ce que je venais de vivre avant de replonger.

    Ma conclusion est que je suis justement « TROP professionnelle » dans mon attitude ET dans mon apparence ! Bizarre autant qu’étrange n’est-ce pas ? Voici les grandes lignes…

    Le premier emploi, je me suis éjectée de là quand j’ai compris avec certitude que la secrétaire de l’autre notaire m’avait dans sa ligne de tir… j’ai donc démissionné; elle était jalouse au sang et je n’aurais rien pu faire pour la raisonner. Tu parles, une petite boîte de rien ; 2 notaires et 2 secrétaires SEULEMENT et il semblerait que ma présence a eu l’effet du chien dans un jeu de quilles ! J’ai justement passé l’âge des guéguerres de cours d’école et j’ai préféré allez voir ailleurs si j’y étais !

    Deuxième emploi, boîte de taille moyenne et là, c’était plus rock’n roll parce que c’est un professionnel qui a décidé que je lui plaisais… Toutes ses « tactiques » étaient très subtiles et bien que flattée de me sentir AUSSI désirée par un des patrons de l’entreprise, je me disais bien que ça allait barder quand il comprendrait que rien ne se passerait… Ah oui, je dois préciser que je n’ai JAMAIS embarqué dans son jeu de séduction, je suis restée cordiale et professionnelle EN TOUT TEMPS, comme toujours, car j’ai une règle de conduite de base en milieu de travail : « never fuck with the payroll ». Ils ont aboli mon poste au bout de 6 mois, soit 1 mois après que je l’ai confronté, gentiment il va s’en dire… J’ai avalé toutes les explications bidons qu’il m’a donné sans jamais le contredire parce que je ne voulais pas le frustrer prenant ainsi, de manière implicite, le blàme = GRAVE ERREUR. C’était un emploi très bien rémunéré mais j’ai marché sur des oeufs tout le temps que j’y ai travaillé ; j’ai souffert d’insomnie, j’ai perdu l’appétit bref, j’était en train de m’autodétruire et ils m’ont rendu service, finalement, en abolissant le poste.

    Troisième emploi, tout allait relativement bien jusqu’à ce qu’une avocate soit embauchée environ 3 semaines après moi. Là, ça a dégénéré… J’ai même été étiqueté « d’inhumaine » parce que je ne réagissais pas à ses attaques de plus en plus ouvertes et le malheur, c’est que je devais travailler en étroite collaboration avec cette avocate. Elle a tellement bien manigancé ses affaires pour me faire passer pour une incompétente que je me suis finalement fait remercier (elle traficotait les documents que je produisais).

    Morale de ces histoires, l’expérience ne s’achète pas, elle s’acquiert et je vais continuer à être tout aussi professionnelle parce que selon moi, il y a une boîte quelque part qui recherche une employée avec mes qualités et mon potentiel. Cependant, la prochaine personne qui me cherche noise, je vais plutôt crever l’abcès dès son apparition au lieu de croire que le temps va arranger les choses et ce, seulement si je dois travailler en étroite collaboration avec la personne, autrement, je n’en ai rien à cirer.

    Je suis très compréhensive et conciliante. Je cherche toujours à comprendre pourquoi les gens agissent comme ils le font et je pense que je m’oublies en quelque part dans le processus et ça me nuit, en ce sens que ça me fait perdre ma crédibilité, c’est comme si je devenais quelqu’un qu’on peut lui faire subir n’importe quoi et qu’il n’y aura pas de conséquences. Enfin, j’ai un peu de difficulté à traduire ma pensée mais tout en restant professionnelle, je vais moins me laisser marcher sur les pieds…

    Je me suis mise à la recherche d’un emploi depuis la semaine dernière et… on verra ! Pour l’instant, je passe des entrevues et mes récentes connaissances en lecture de BL me servent beaucoup !

    Même si tu n’as pas tous les détails, si tu crois que quelque chose m’échappe dans mon raisonnement, fais-moi en part, peut-être que je suis complètement à côté de la plaque et que je l’ignore…

    MERCI J&B

    Cordialement, UNE québécoise

    1. Avatar de Jean-Baptiste
      Jean-Baptiste

      Bonjour Chantal !

      Merci, une nouvelle fois pour ta participation qui anime le blog 🙂

      Non, je ne pense pas que tu sois à côté de la plaque.

      À vrai dire, j’ai eu le même genre de problèmes, avec une personne qui modifiait mes documents pour « prouver » mon manque de professionnalisme à l’époque où je travaillais pour l’État.

      Mon point de vue, qui s’accorde parfaitement avec le tien, c’est de rester droit dans ses bottes et de ne pas se laisser influencer par de telles actions.

      Il est vrai qu’on en sort parfois perdant, mais il vaut mieux cela que de se trahir.

      Je reste persuadé que l’intégrité est un facteur d’épanouissement.

      Je te souhaite sincèrement de retrouver une activité qui te permettra d’évoluer sans stress et à l’écart des conflits.

      Bonne continuation et à (très) bientôt !

      1. Avatar de Chantal
        Chantal

        … OUIIII, c’est ça, mieux vaut rester droit que de se trahir, QUE C’EST BIEN DIT ! Ma devise; être « incorruptible », autant que faire se peut !

        C’est pas toujours évident de rester droit dans ses bottes, on en arrive parfois à se demander si on est « correct » ou s’il ne vaudrait pas mieux faire le mouton blanc comme tout le monde mais je n’arrive à me résoudre à adopter ce genre d’attitude, j’aurais l’air d’un imposteur ! Je suis plutôt le mouton rose qui broute paisiblement au fond là-bas et qui observe les moutons blancs se manger la laine sur le dos ! Être le berger ? Oui je suis une leader mais je ne recherche pas le leadership, je préfère le laisser dans certaine situation. En fait, je dirais que je n’y tiens pas mais que si personne ne le fait, je le prends.

        MERCI pour ton retour, ça me conforte dans ma philosophie et même si c’est parfois difficile de ramer à contre courant, faut pas se laisser emporter par ce dernier parce que c’est se vouer à une mort lente, celle de l’esprit, de la personnalité.

        Cordialement, UNE québécoise

        1. Avatar de Jean-Baptiste
          Jean-Baptiste

          Merci à toi.

          Ce n’est effectivement pas simple… je ne dis pas le contraire.

          Mais je pense que le respect de ses propres principes permet la définition d’une ligne de conduite globale, qui même si adaptable selon le contexte, permet à terme, de ne pas se laisser « dominer » par son environnement.

          Et pour ce qui est du leadership, il y a toujours la solution de lancer sa propre entreprise ! Là, au moins, les conflits sont plus rares ! 😉

  2. Avatar de Direct Alternance

    Et l’ambiance au travail est d’autant plus importante que c’est la rentrée, il faut se remotiver !

    1. Avatar de Jean-Baptiste
      Jean-Baptiste

      Exactement !

      Merci pour votre intervention !

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